THOMAS S IN
1 temont du corps. Faute d’élèves, ces Hôpitaux d’instruction lurent môme bientôt supprimés.
Sur le territoire, les hôpitaux militaires avaient été pour la plupart | remplacés, par raison d’économie, par les hôpitaux civils militarisés dans I lesquels les chirurgiens-majors des régiments que leurs chefs directs | avaient pu mettre plus à l’abri des vicissitudes imposées au personnel ambuï lancier et hospitalier étaient appelés, en principe, à assurer le service; mais [•sans cesse en campagne, ils ne pouvaient se distraire de leurs régiments.
Enfin, à la tête de notre corps, le Conseil de santé, qui comptait pourtant i des chirurgiens très versés dans les questions d’organisation sanitaire, j. voyait son autorité et son influence considérablement réduites.
Et pourtant, dans ces conditions si déplorables, le corps des officiers de j santé, mille témoignages l’affirment, ne resta au-dessous d’aucun des autres [ corps de l’armée. Ses pertes n’avaient jamais été moindres que celles des officiers combattants. Son dévouement et son activité étaient hautement | reconnus. L’Empereur rendait sans cesse hommage à son mérite, il donnait I à nombre de chirurgiens des marques individuelles de sa bienveillance;
(mais c'était là à. peu près tout! Il ne montrait pour le service qu’ils dirigeaient ;et qui était celui des blessés, ni la sollicitude, ni l’esprit d’organisation et de I sens pratique qu’il savait si bien développer ailleurs. Les nôtres en étaient ! réduits à se multiplier au delà de toute mesure pour chercher à atteindre ! quelques résultats, et au milieu de jeunes gens actifs, relativement nombreux, mais inexpérimentés, quelques chefs brillants à leur tète, les Percv, les Larrey entre autres, chefs doués d’une fiévreuse activité et d’une habileté chirurgicale extraordinaire, faisaient face aux nécessités les plus pressantes, et supportaient le poids écrasant des journées difficiles. Si de ; pareilles situations les ont grandis, si elles ont ajouté à notre histoire des pages impérissables, elles ne peuvent faire oublier les désastres chirurgicaux dont toute la responsabilité remonte à une administration sans cesse envahissante, incompétente et imprévoyante.
Nous arrivons maintenant à Fétu de des écrits des chirurgiens militaires français de la République et de l’Empire.