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sur la manière dont se fait, dans la plupart des cas, l'occlusion des plaies intestinales. Elle a lieu non par l’accollement des lèvres des plaies, mais par l’agglutinement de l'épiploon ou des portions intestinales voisines. Jobert reprendra, plus tard, ce mécanisme de la guérison des plaies de l’intestin. Dufouart insiste encore sur l'influence salutaire des eschares dans les contusions intestinales comme dans les contusions de tous les organes creux. Elles constituent, pour lui, de véritables bouchons qui permettent à la nature d’entourer les viscères d’adhérences salutaires 1 .
Pour les plaies de poitrine, il établit un pronostic exact. Dans les perforations incomplètes avec séjour de la balle dans le poumon, il va plus loin que Le Dran et Percy. Il propose l’extraction quelques jours après la blessure, confiant dans des adhérences qui n’ont pu manquer de s’établir. Partisan de l’empyème préventif, il réunit hardiment les orifices, quand ils sont situés sur le même plan horizontal, par une longue incision qui doit faciliter la recherche des corps étrangers et l’issue du pus. Dans les perforations obliques, il ne dilate que la plaie inférieure.
Pour les plaies du crâne et du cerveau, tout en accordant beaucoup de soin à l’étude des symptômes, des effets immédiats et consécutifs, il ne fait guère en général que reprendre les doctrines de l’Académie de chirurgie. Il se montre particulièrement audacieux dans la recherche des corps étrangers. Présume-t-il que la balle est logée à une profondeur modérée, il veut qu’on en tente l’extraction directe; est-elle située à une plus grande profondeur, il ne lui répugne pas de trépaner dans le point du crâne opposé à l’orifice d’entrée, pensant que, sous l’influence de la pesanteur et des mouvements internes du cerveau, le corps vulnérant se présentera bientôt de lui-même à la brèche crânienne? Enfin, suppose-t-il que le projectile ayant suivi le contour intérieur du crâne est allé se loger loin de la plaie entre les méninges et le cerveau, il propose de sonder l’étendue de l’espace parcouru et d’après les indications fournies par le cathéter, de trépaner à ce niveau. D. Larrey mettra bientôt ce précepte en pratique.