‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 114 sur 460 · c., pp · texte numérisé non relu

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2. Lombard a beaucoup écrit. Ou lui doit: Un Mémoire sur l’influence de l'air dans le traitement des affections chirurgicales ( Prix de l’Académie de chirurgie), t. V; un deuxième Mémoire également couronné sur les effets des mouvements et du repos dans les maladies chirurgicales ; deux dissertations sur l'utilité et l’abus de la compression , de l’eau froide e± chaude dans la cure des plaies. Strasbourg, 1782-1783. — Un opuscule sur l’utililé des évacuations pour la cure des maladies chirurgicales. Strasbourg, 1786.— Un Cours de chirurgie pratique sur les maladies vénériennes. Strasbourg, 2 vol., 1790. — Des Remarques sur les lésions de la tête , pour servir à l’instruction des jeunes chirurgiens. Strasbourg, 1791. — Un Mémoire sur les fractures du crâne occasionnées par les coups de feu. Id. — Une Instruction sommaire sur les pansements. Strasbourg, 1797. — Une Clinique chirurgicale relative aux plaies, pour faire suite, etc. Strasbourg, 1797. — Une Clinique des plaies récentes où la suture est utile el de celles où elle est abusive. Strasbourg, 1800. — Une clinique chirurgicale des pluies faites par armes à feu, pour servir à l’instruction dos élèves en chirurgie dos hôpitaux militaires. Lyon, 1804.

et militaires de Dole. Lauréat à plusieurs reprises de l’Académie de chirurgie, et avantageusement connu pour son habileté et son érudition, il fut envoyé comme chirurgien-major à l’hôpital d’instruction de Strasbourg. Quand la révolution éclata, il fut attaché avec Percy, en 1792, à l’armée du Rhin en qualité de chirurgien consultant. 11 séjourna quelque temps dans les hôpitaux sédentaires de Mayence et de Landau, mais le mauvais état de sa santé ne lui permettant pas de supporter longuement les fatigues de la guerre, il revint à Strasbourg, où, professeur à l’hôpital d’instruction, il se livra tout entier à l’enseignement. Lombard était membre correspondant de l’Institut et de nombreuses sociétés savantes. Il mourut à Paris en 181 1.

Le chirurgien en chef de l’hôpital de Strasbourg était un clinicien méthodique, érudit et d’un jugement sûr, en môme temps qu’un praticien habile et expérimenté. Nous pourrions dire , pour caractériser la nature de son talent qu’il est de l’école de Ravaton. Son nom est attaché surtout à l’étude des plaies et de leurs pansements.

Sa Clinique chirurgicale des plaies [ailes par armes à feu, qui doit surtout nous arrêter, présente le caractère des écrits qui portent ce titre de Clinique et qui sont destinés à de jeunes chirurgiens.

L’auteur, sans s’attarder au cadre rigoureux d’un Traité de Pathologie , choisit ses sujets de prédilection, et, à propos de ses thèmes favoris, développe ses propres idées, ses remarques, ses observations ou ses pratiques. Tel est le livre de Lombard. Ajoutons que son auteur s’y est montré tel que nous l’avions apprécié déjà : chirurgien avisé, clinicien de sens.

Après avoir rappelé les diverses opinions émises sur les caractères des plaies d’armes cl feu, il s’arrête aux déviations des balles. Tout en rendant pleine justice au mémoire de Le Vacher, il lui reproche, en s’appuyant sur des expériences personnelles, de n’avoir pas tenu un assez grand compte de la faible vitesse du projectile pour expliquer sa déviation et il insiste sur les déviations apparentes et non réelles qu’on doit rattacher aux attitudes différentes que présentait le blessé au moment du choc et après sa blessure.

Le chapitre des brûlures par la poudre le fixe un instant. Il est, pour leur traitement, partisan de l’eau froide en applications immédiates et souvent renouvelées, mais il préconise aussi un moyen qui semble d’abord cruel et dont il n’aurait eu au contraire qu’à se louer. C’est Y esprit-de-vïn pur, ou l’alcool. Il ne parle pas des douleurs qu’il peut provoquer, c’est une garantie qu’elles sont négligeables et, d’un autre côté, il reconnaît à ce moyen, entre autres avantages, celui de s’opposer au développement des phlyctènes. L’emploi en est simple. On imbibe des compresses et on en recouvre la partie atteinte. Si nous signalons son moyen, bon à connaître et qui lui a réussi, de traiter les brûlures superficielles de la cornée par du blanc d’œuf débattu dans de l’eau qu’on instille fréquemment entre les paupières, puis son opinion sur les inconvénients qu’il y a à recouvrir les brûlures d’un pansement dont l’ablation doit être le point de départ de vives douleurs pour le blessé, nous arriverons, après avoir passé sur son chapitre de la contusion causée par le fait des armes à feu, à celui qu’il consacre aux hémorrhagies.

Lombard rejette les hémostatiques et la compression, il se montre, avant tout (il faut bien l’en louer) , partisan de la ligature directe. S il

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