Né à Tours en 1750, mort à Paris en
ù la Grande Armée, de remplacer Percy occupé en Espagne, et d’organiser les hôpitaux de Vienne et d’Ebersdorf sur lesquels furent dirigés les nombreux blessés d’Essling et de Wagram (1 809). 11 déploya, dans cette occasion, toute 1 ardeur de la jeunesse unie aux lumières d’une longue expérience.
Le grade d’officier de la Légion d’honneur et le titre de baron furent la juste récompense des services qu’il avait rendus jusque-là. Pour perpétuer le souvenir de son séjour à la Grande Armée, les chirurgiens-majors des armées d’Allemagne, d’Italie et de Dalmatie qui avaient lleurteloup en en haute estime, se réunirent à Vienne pour faire frapper une médaille en l’honneur de leur chef. A son retour à Paris, Heurteloup succomba à une paralysie générale (1812).
Heurteloup ne doit pas être compté au nombre des chirurgiens qui ont enrichi leur art de découvertes importantes, d’opérations nouvelles, mais, au dire de Bégin, c’était un des meilleurs inspecteurs généraux qu’ait possédés le service de santé militaire. « Des talents administratifs d’un ordre S supérieur, une connaissance approfondie de l’organisation et de tous les détails du service des hôpitaux militaires, une justice tempérée par la ; douceur et la bienveillance, une ardente philanthropie, telles étaient les qualités qui le distinguaient et en firent un homme remarquable dans le î poste élevé qu’il occupait. Ajoutons qu’il sut presque toujours distinguer les hommes de mérite et qu’il ne laissa échapper aucune occasion de les 1 encourager et de les protéger L »
Heurteloup a peu écrit. En dehors de son Précis sur le tétanos des adultes , j (Paris, 1792, in-8°) nous n’avons à citer de lui que des traductions italiennes et des articles du Dictionnaire des sciences médicales en 60 volumes.
Toute l’activité d’Heurteloup s’est donc portée sur les détails d’un service difficile et tout d’action.