‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 117 sur 460 · PERCY · texte numérisé non relu

PERCY

Fils d’un ancien chirurgien-major d’armée qui, dégoûté de sa profession j et fixé à Montagney, avait en vain formé le vœu d’épargner à son fils les amertumes de la carrière qu’il avait embrassée, Percy, après de brillantes ; études au collège de Besançon, reçu docteur à vingt et un ans (1775) à la j: Faculté de la même ville, vient à Paris, s’attache à Louis dans lequel il trouve J un protecteur et, grâce à lui, se môle au milieu scientifique encore brillant L de la fin du xvme siècle.

Son peu de fortune ne lui permettant pas de séjourner longtemps à j Paris, il se décide à prendre du service dans l’armée. Il est attaché d’abord f à la petite gendarmerie à Lunéville, puis au régiment de Berri-cavalerie

1. Biographie médicale, par Bégin, in Dictionnaire des sciences médicales, t. Y, 1822. .

2. Percy (Pierre-François), né en 1754 à Montagney (Haute-Saône), mort à Paris en 1825. Voir Y Histoire de la vie et des ouvrages de Percy, composée sur ses manuscrits originaux par Ch. Laurent, ancien chirurgien principal des armées. Versailles, 1827, in-8°,

547 pages. Laurent n’ctait pas, comme on le croirait d’après la dédicace de son livre, le propre neveu de Percy, mais le mari de la nièce de Percy, ainsi que l’affirme une lettre de Mm° veuve Percy que nous possédons. Voir aussi J. Rociîaud, Histoire de la chirurgie I française au xix° siècle, Paris, 1875, p. 28.

PE RC Y.

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il Béthune. C’est alors qu’il dépense son activité scientifique fi des rnono- \ -graphies académiques, genre d’écrit vers lequel le poussaient fi la lois et I la facilité de sa plume et son goût si accusé pour les recherches de l’érudit.

Percy devient le candidat favori de l’Académie de chirurgie qui, après l’avoir couronné quatre fois et l’avoir proposé pour modèle aux concurrents fi venir, le pria de ne plus entrer en lice pour ne pas décourager ses compétiteurs et lui donna le titre d’associé libre L

Portant, pour la plupart sur des thèmes futils, ses Mémoires n’eussent «sans doute guerre servi à la gloire durable de leur auteur, s'il n’avait eu que ices seuls titres. Ils semblaient cependant, avec la haute protection du tout- . puissant Louis, et la réputation de praticien habile que s’était déjà acquise Percy, devoir suffire pour lui promettre les plus hautes destinées. 11 visait en silence au professorat où ses remarquables talents d’exposition et d’écrivain 1 eussent fait briller. Louis, de son côté, lui réservait sa succession i académique : aussi n’a-t-on pas de peine à comprendre qu’il ait refusé alors es offres du gouvernement russe qui, par l’intermédiaire de Louis, l’eût désigné pour remplir les fonctions de chirurgien en chef de l’armée du prince Potemkin, fonctions dans lesquelles le remplaça Massot. En 1789, 'année suivante, il est nommé chirurgien en chef des régiments de Flandre Pït d’Artois et, en 1792, il reçoit l’ordre de remplacer Sabatier fi l’armée du Rhin, comme chirurgien en chef. Dès lors, la vie des camps va, pour lui, ■emplacer les travaux de cabinet qui lui étaient pourtant si chers et lui offrir, comme chirurgien en chef des armées de la République et chirurgien m chef de la ligne de la Grande Armée, le plus vaste champ d’activité et ! l’expérience qu’ait jamais vu s’ouvrir devant lui chirurgien militaire1 2.

Laissons-le un instant poursuivre sa brillante carrière, passons en revue - ies travaux dans une esquisse rapide, et déterminons la part d’influence qu’il eut sur les progrès de la chirurgie militaire de son époque.

Déjà vieux à la fin de ses campagnes, Percy n’a malheureusement laissé 1 i mémoires ni relations. Laurent, qui a fouillé son Journal de campagnes, c’en a fait que quelques extraits et il nous faut chercher les idées, les pratiques de Percy dans ses articles du Dictionnaire des sciences médicales 3 4, •-es journaux médicaux du temps ou dans le livre que Laurent a consacré sa mémoire.

De tous les mémoires académiques de Percy, le seul qui nous intéresse, t peut-être le meilleur, est sa monographie sur les Corps étrangers qui, mprimée en 1792 sous le titre de Manuel du chirurgien d’armée et augmentée une deuxième partie, servit de mémento aux chirurgiens militaires dès le -ébut des guerres de la République.

Ce mémoire renferme, exprimé dans un style peut-être un peu trop *euri qui lui était alors particulier et qu’il modifia dans la suite, ce mémoire

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