‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 118 sur 460 · Il disait avoir soigné plus d’un million de blessés · texte numérisé non relu

Il disait avoir soigné plus d’un million de blessés

3. Surtout dans les articles Plaie , Résection, Eau, Charpie, Débridement, Infirmier,

« cspotat. {Dictionnaire des sciences médicales en (10 volumes).

4. La question proposée par l’Académie de cliirurgie(1787) portait le titre : Restreindre nombre des instruments imaginés pour extraire les corps étrangers des plaies et spécia-

ment de celles faites par les armes à feu, apprécier ceux dont l’utilité est indispensable livant la différence des cas et poser les règles de théorie et de pratique gui doivent diriger uns leur usage.

loü LA CHIRURGIE MIL. FRANC. PEND. LA RÉ VOL. ET L’EMPIRE.

renferme tout ce que le sujet comportait. Il passe en revue les dangers du séjour des corps étrangers dans chaque région, les difficultés de leur extraction, les indications que comporte cette intervention, et, après avoir apprécié l’arsenal si compliqué des instruments préconisés par ses devanciers, il propose de les réduire à un seul, le t ribulcon , qui ne diffère de celui de Thomassin que par l’adjonction d’un tire-fond. Cet extracteur resta longtemps dans les mains de nos chirurgiens d’armée.

Nous ne nous étendrons pas sur cet écrit qui nous servira de base pour notre étude des corps étrangers.

La deuxième partie du Manuel du chirurgien d'armée est un résumé succinct des plaies des régions par armes de guerre.

Percy ne fait qu’y reproduire, notons-le, les idées de l’Académie de chirurgie et les observations les plus remarquables qui avaient été communiquées à cette dernière à la suite de la guerre de Sept Ans. Plus tard, sous la pression de son expérience personnelle, il modifia quelques-unes de ses opinions antérieures.

Ne jamais débrider ou débrider dans tous les cas, tel était le double excès dans lequel tombaient la plupart des chirurgiens au commencement de la guerre l. Percy contribua à faire cesser cette dissidence dans la pratique en déterminant d’une façon claire et précise les cas dans lesquels il fallait amplifier les plaies et ceux dans lesquels il fallait s’en abstenir. 11 sut tenir ce qu’on appelait le juste milieu entre les deux extrêmes.

Il réservait les incisions primitives pour les traumatismes des parties épaisses, tendineuses, aponévrotiques, pour le cas où le membre intéressé recélait des corps étrangers (balle, esquilles), ou lorsque la plaie était compliquée d’hémorragies. Par contre, lorsqu’il y a recours, il n’est pas ménager de leur longueur. « Quelquefois, dit-il, comme dans les fractures comminutives, le débridement doit être tel que le doigt ou la main quon a introduits d’un côté rencontre la main ou le doigt qu'on a introduits du côté opposé. » En cela il suivait la pratique usuelle 2.

De pareils dégâts devaient s’accompagner de hernies musculaires. A la cuisse il disait en avoir vu de la grosseur du poing. Percy, pour les éviter, conseille d’étendre sous la peau les divisions sans intéresser cette dernière, et quand ces hernies se produisent, il les retranche avec le bistouri.

Témoin des succès que l’eau donnait à Lombard, Percy, reprenant une tradition du xvic siècle, en généralise l’emploi aux armées. C’est un de ses plus beaux titres. Ses pansements consistaient à recouvrir les surfaces blessées avec de la charpie trempée dans l’eau froide en été et seulement dégourdie en hiver. Il employait communément les immersions continues dans l’eau froide ou dégourdie, surtout dans les traumatismes des extrémités des membres. Quand il ne pouvait y recourir, il appliquait des éponges ou des linges épais imbibés d’eau sur la région dilacérée et pour empêcher l’évaporation, il les recouvrait, autant que possible, d’un tissu imperméable.

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