‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 121 sur 460 · Laurent, o. c., p · texte numérisé non relu

Laurent, o. c., p

2. Article Charpie du Dictionnaire eu GO volumes. Nous en reparlerons.

3. Article Infusion du Dictionnaire des sciences médicales , t. XXV, p. 32. Pour faire :ette injection, il se servait d’un instrument analogue au transfusour du sang de Collin, jui, il y a quelque temps encore, était réglementaire dans nos approvisionne!!! mts.

LA CHIRURGIE MIL. FRANC. PEND. LA RfiVOL. ET L’EMPIRE.

après el on avait dû l’abandonner. Malgré sa grande dextérité, Désunit s’était vn obligé jusqu’à trois fois, dans une plaie artérielle, de serrer davantage ses ligatures et même d’en appliquer de nouvelles pour s’opposer aux hémorrhagies qui revenaient à plusieurs jours de distance les unes des autres : aussi cet habile chirurgien auquel on attribue pourtant la gloire d avoir fait revivre le mode d’hémostase de Paré se défiait-il beaucoup des ligatures, au dire de Percy, et s’était-il attaché à y suppléer ou du moins à en assurer l’effet trop incertain par différentes petites machines de bois en forme de pincettes dont il n’était point encore satisfait'. Percy proposa de lier les artères avec des fils de plomb qui exposaient moins à rompre ces vaisseaux que la ligature par les fils cirés ou bien de les entourer d’une lame de plomb d’un centimètre de large et de quelques millimètres d’épaisseur qu’on aplatissait fortement ensuite avec une pince. C’était un moyen que les vétérinaires employaient alors communément. Il oblitéra de cette façon la fémorale. Ce procédé de ligature qui eut à l’époque où Percy le fit connaître (1789) l’assentiment de Deschamps, Dubois, Crampton, Assalini et Desault, fut bientôt remplacé par un autre, repris et définitivement adopté de nos jours : il s’agit de la compression de l'artère par les pinces hémostatiques. Les deux branches de la pince de Percy« étaient maintenues dans le degré de rapprochement voulu par le moyen d’un petit bouton qui glissait le long d’une fente pratiquée suivant leur longueur; elles étaient terminées par deux plaques mobiles et roulant sur un pivot afin que l’instrument puisse être renversé sur l’une ou sur l’autre lèvre de la plaie sans que le vaisseau cesse d’être comprimé » 1 2.

Remplir d’une façon élevée les obligations qu’imposent vis-à-vis de blessés la science et l’art de la chirurgie, ce n’est pas s’acquitter envers eux de tous les devoirs qui incombent au chirurgien d’armée, surtout lorsqu’il occupe, comme Percy, la haute position de chef. L’organisation sanitaire bien entendue, malgré les dispositions souvent compliquées et les grandes préoccupations qu’elle entraîne, en généralisant les secours de l’art, en soustrayant le blessé aux influences nocives, doit encore aux armées étendre les bienfaits de la chirurgie. Cette organisation ne cessa d’être l’objet de l’attention constante de Percy.

La constitution militaire des infirmiers , des brancardiers , la formation des corps mobiles de chirurgie , du corps qu’il appela la chirurgie du champ de bataille , la neutralisation des blessés sont de ses créations.

La tâche était lourde. Percy soit seul, soit avec Heurteloup était chargé du service de santé des troupes de la ligne de beaucoup les plus nombreuses et quelque peu sacrifiées dans l’esprit du chef qui les commandait. C’est a la remplir que ce dernier s’est épuisé.

Nous avons rappelé succinctement au début de ce chapitre, dans quelles conditions s’exécutaient, dans les armées de l’Empire, les divers services sanitaires. Les ambulances manquaient de tout, les dilapidations, les malversations absorbaient souvent ce qu’on pouvait se procurer pour elles et c’étaient surtout les troupes de la ligne qui avaient le plus à souffrir. Aussi

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