‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 135 sur 460 · I . O. c., pp. 24 et · texte numérisé non relu

I . O. c., pp. 24 et

CHARM El L.

ticulation[coxo-fémorale. Deux de ses blessés axaient guéri, un autre était mort le cinquante-huitième jour. 11 nous apprend que le chirurgien-major Perret l’avait également faite avec succès à Worms. Son procédé est identique à celui qu’a décrit D. Larrey.

Comme ce dernier, il désarticulait l’épaule par le mode connu aujourd’hui sous le nom de méthode en raquette. 11 taillait seulement ses lambeaux de bas en haut.

Blandin nous apprend que la désarticulation métacarpo-carpienne, connue sous le nom d’amputation de Troccon du nom du chirurgien qui [ la préconisa en 1816 dans un Mémoire lu à l’Institut 1 était pratiquée bien ' avant lui. par nos chirurgiens, pendant les guerres de la Révolution.

[11 nous apprend encore qu’on faisait aux armées la désarticulation du genou pour laquelle le chirurgien-major Hoin imagina un procédé à lambeau postérieur. L’opéré que put suivre Blandin ayant dû être ram puté pour .me ostéite de l’extrémité inférieure du fémur, Blandin ne s’arrête pas à

I jette opération qui lui semble aussi mauvaise que celle du coude.

En somme, on trouve dans l’excellente thèse de Blandin, sur la pratique les chirurgiens de la République, des indications très précieuses qu’on ne [ •encontre nulle part ailleurs, des aperçus nouveaux et des descriptions de i procédés personnels qui doivent faire placer ce chirurgien parmi ceux lui ont contribué au perfectionnement de la médecine opératoire. Voilà •e qu’étaient les thèses des chirurgiens de nos armées! Qu’on nous permette encore d’insister sur la suivante.

CHARMEIL 2

C’est tout un Traité de chirurgie d’armée que la thèse de Cbarmeil, un •aité dans lequel ce chirurgien passe en revue les blessures de toutes les ■gions et où les préceptes sont éclairés par de nombreuses observations îoisies dans le stock considérable qu’avait pu recueillir cet auteur, 'ailleurs pouvait-on moins attendre de Charmeil? Avec Bourienne, il avait îtrefois, pour la partie chirurgicale, aidé Dehorne à la rédaction du lurnal de Médecine militaire. Il avait quarante-cinq ans de pratique dans s hôpitaux militaires lors de la soutenance de cette thèse. Depuis longimps il était démonstrateur de nos hôpitaux militaires d'instruction , et en irticulier de celui de Metz où il professait encore en 1804. Enfin, chiruren en chef de ce vaste hôpital qui pendant les guerres de la République, ait reçu les blessés des affaires d’Arlon, de Thionville, des sièges de mgvvy, de Verdun, des batailles du Rhin et dans lequel, sous l’Emre, venaient affluer des colonnes de nos blessés après les batailles d’Alleagne, vers lequel on dirigeait enfin les nombreux blessés autrichiens le fournissaient ces mêmes luttes, et les blessés russes après Zurich cl

1. Mémoire lu à l’Institut en 1810, rapporté en 1817 et publié en 1826 à Bourg et à Paris, •yez Farauki f, Précis de Manuel opératoire, t. I, p. 287.

2. WirxAUME, chirurgien en chef de l'hôpital militaire de Metz qui succéda à Charmeil, a consacré une Notice nécrologique insérée dans le t. VIII, lro série, des Mémoires de mé- 'ine, de chirurgie et de pharmacie militaires. Charmeil eut un fils également chirurgien litaire, mais qui succomba fort jeune après avoir donné les plus belles espérances. ;

DELORME

Eylau, il avait pu acquérir là, dans une situation exceptionnelle, une expérience peu commune. N’était-ce pas dérisoire et blessant de voir ce vétéran de la chirurgie d’armée des guerres de la Révolution et de l’Empire, un vieillard, prendre devant des juges dont la valeur scientifique n’était

qu’égale à la sienne, la place que venait de quitter un écolier! C’était la

règle. Percy, justement blessé, eut bataillé comme il l’avait fait autrefois devant les membres du Conseil de santé. Charmeil se soumit. S’étonnerat-on que nous considérions comme un pieux devoir de ne pas laisser ces beaux travaux dont nous avons feuilleté les pages avec une sorte de respect, plus longtemps confondus dans le même oubli avec les stériles productions chirurgicales d’une école que ne vivifiait plus le géniede Üesault et qui pendant des années encore avait à attendre l’impulsion de l’immortel Dupuytron ! C'était aux armées qu'était la chirurgie, là seulement elle brillait, et fallait-il que nos chirurgiens les plus habiles et les plus expérimentés, après avoir enduré les vexations administratives, puissentêtre exposés à d’autres humiliations plus pénibles encore? Autrefois, au moins, ces soutenances étaient-elles relevées d’une solennité qui en imposait, faisait-on au docteur l’honneur d’une lutte dans laquelle il pouvait faire valoir les ressources de son esprit et l’étendue de son expérience, et cela devant un nombreux public d’élite? A la soutenance de la thèse de Larrey, on avait vu revivre ces antiques usages, le premier consul entouré d’un brillant état-major avait été jusqu’à honorer de sa présence cette cérémonie universitaire, mais ils n’avaient pu durer ces anciens usages, et, la solennité absente, il ne restait plus que la formalité qui, nous le répétons, était blessante.

Après CharmeilonrimposaàCANNONGE, ex-chirurgien du grand Hôtel-Dieu de Lyon, chirurgien de lre classe de nos armées en Italie; puis àFoRGEMOL, ex-chirurgien de l’hôpital d’instruction de Strasbourg, chirurgien-major de ce quartier général de la Grande Armée où se faisaient les opérations les plus importantes; à Boe, ancien chirurgien en chef par intérim de l’armée d’Italie, un homme qu’on avait jugé assez solide pour lui faire tenir un instant la place de Larrey; à Morin, chirurgien de l’armée des Alpes; àDuroNT, l’exchirurgien en chef de l’armée du Rhin, sous les ordres duquel servit Percy, puis à Gama, chirurgien principal de nos armées en Espagne, collaborateur de Percy, que la Restauration va nommer professeur à l’hôpital d’instruction de Strasbourg; à Ibrelisle, chirurgien en chef et professeur à l’hôpital d’instruction de Metz; à Villermé, chirurgien-major des ambulances de l’armée, collaborateur aimé de Percy; à Ribes, chirurgien-major ordinaire de l’Empereur, à Willaume, chirurgien principal de nos armées, et à bien d’autres encore. |

C’est avec regret que nous ne pouvons consacrer quelques pages à l’analyse de leurs travaux et à celle des autres thèses des chirurgiens aides-ma jors et des chirurgiens-majors de nos armées. Nous pensons que le coinpt rendu des thèses de Larrey, d’Yvan, de Lambert de Blandin et d Charmeil suffira pour indiquer le caractère de ces écrits. Aller plus loi serait faire l’histoire de toute notre chirurgie. Nous nous contenteron seulement de rappeler les noms des auteurs de ces travaux les plus im portants relatifs à l’étude des blessures.

A Paris, nous citerons les thèses de Tisserand, Rabasse, Dièciie, David IIoin, de Dijon, Charpentier, Rumhbe, Poncet, Lesaive, Meunier, Boucheron

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I K S C H I R U R O I K N S M 1 L. A l • X HOPITAL X K l A f X A R ü ii I» h. ! A

ÜKSMouuNrt, Déguisé, Bahet, Jagûu, Mealonier, Ganin, Aumult, MjRLaU, Moynieh, Gillet, Dupont, Pierron, Dudanjon, Bachellt. Moizis, Pt.nr h. RoUBAUD, EUDES, Go.NTIER, BeRTIN, La ROCHE, DaMLO, (.ARRET, AUBUT,

Stockly, Lardolinat, Mallet, Thomas, IIantson, Grossier, Vautier, Giraud, Antiieai me, Baudon, Carion, Celikrks, Faucheux, Fe.nech, Lldeacij allt, L» François, Letkllikr, I’asçlikr, Gambr.yï, Dombbt, Fosdos nu Sorbier, Geoffroy, Godefroy, Lacoste, M ah eux, Pélissier, Golpil, Luxai lu. Gsiablo7, Marie, Barbier, Bonnard, Baret, Ricard, Denis, Cambois, Hhvseal, Llvjuls Paykn, Tombeur, Gauthier, Reveiliias, B la qui ère, Martial, Si'Omilll du Gorzk, Durand, Toi aille, Larabrie, Willaumk, etc.

A Montpellier, nous trouvons àciter : Battalier, Sllolrokox, Touche, qui fait d’histoire de sa propre blessure, Forgemol, Devaux , N'egbiv, Bosxgcaz».. Briard, Bobillieh, Gazayieîlle, Villa mur, Pisthe, Poi René, Bascal, Cramaison, Gaciiassin, Blanchard, Aubert, Delherbe, Silvalv, Fosdakv, Batale, . Iagère, Cannonge, Boe, Delaquis, Soubizanne, Boberton . Glande François Hilaire Larrey, frère de D. Larrey, Jean-François Larrey, son cousin, Jüei f, Labarche, Font vi n illes, Pistre, etc.

.1 Strasbourg : La ville, Legagneur, Devilliers, Rev. Ch appuis, Louis, Va- .en n n, Hutin, Dubar, Lemarchant, Vialle, Clerc, Dupuv, Muller, Leclerc, )emorbaix, Mirambeau, Welter, Tonnel, Vaudevalle, Bauduis, Boxfil- Ianautou, Ravet, Passaquay, Foudreton, Dumas, Delaicxl. Duplan, Daeieke, Mornay, Ciiappijis, Marin, Arbey, Dumoustier, Grôsbois, Gasosse, etc.

LES CHIRURGIENS MILITAIRES AUX HOPITAUX ET AUX ARMÉES PENDANT LES GUERRES DE LA RÉPUBLIQUE ET DE L'EM PIRE

Eu dehors des Ileurteloup, des Percy, des Larrey, qui marchaient à sa le aux armées, notre chirurgie militaire comptait encore, pendant le-> lerres de la République et de l’Empire, nombre de représentant* très stingués. Si quelques-uns ont laissé des traces écrites de leur séjour dans >s rangs, d’autres ne sont guère connus que par le tribut d’éloges que ur donnent nos principaux auteurs. Semblables à ces célébrités de la tirurgie civile qu’absorbe les soins d une clientèle étendue et qui ne laîsnt guère que le souvenir de leur grande pratique et de leur incomparable bilcté, nombre des nôtres, après cette longue période de luttes, qui les ait tout absorbés, soit fatigue physique ou morale, soit dédain des salissions si faibles de l’écrivain, soilrnus par la pensée que leurs illustres chefs avaient assez dit sur leurs pratiques, soit enfin dégoût après le licenrie- I * ii t de 1815 ou préoccupation de la recherche d’une situation nouvelle, ut restés dans un silence que nous regrettons. Les oublier serait, pai utre, commettre la dernière des injustices envers des aïeux si dignenotre admiration. A côté d’eux nous placerons les noms des chirurgienbiles que les nécessités du moment ont poussé dans nos rang- et qui, rès ou avant la fin de la guerre, sont rentrés dans ceux de la chirurgie ile qu’ils ont illustrée.

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