Biographie médicale de Bayle et Thillaye, t. II
lonel de ce régiment, le duc du Châtelet, de fonder une IJ c oie de chirurgie militaire dans ce régiment. Secondé dans son dessein, il obtint du roi
ln*rches que par l’ingéniosité des théories émises par l’auteur. Saucerotte était un écrivain
do l’Ecole de Strasbourg, laquelle donna naissance â la Faculté, il mourut dans cette ville en 1808 \
Lu 11 ic me, avec Lombard, était démonstrateur à l’hôpital militaire d’instruction de Strasbourg. Il fut membre du Comité de santé sous la Convention.
Tissot1 2 Clément. Avant la Révolution, Tissot comptait vingt ans de service dans divers corps ou dans nos hôpitaux militaires. En 1792, il fut désigné pour occuper le poste de chirurgien-major des 5e et 6e divisions militaires.
Lors des troubles de Lyon, Tissot remplissait dans cette place les fonctions de chirurgien en chef de l’hôpital militaire. 11 donna ses soins aux blessés militaires pendant que Desgranges à l’Hôtel-Dieu assurait ceux des blessés civils. Citoyens et soldats s’étant accusés réciproquement de s'être servis de balles empoisonnées, Tissot fut chargé de faire un Rapport que la municipalité de Lyon fit imprimer3. Il concluait que la mortalité relativement considérable constatée sur les blessés à la suite de ces troubles et le peu de succès des amputations devaient être rattachées surtout aux conditions du combat, à l’absence de secours bien ordonnés et pour certains blessés civils à des habitudes d’intempérance. On doit encore à Tissot quelques écrits de chirurgie, de médecine militaire ou dé médecine générale4. Il était lauréat, membre correspondant de |l’Académie de chirurgie et de la Société nationale de médecine de Paris
Paroisse5. Chirurgien-major des gardes françaises avant la Révolution. Paroisse fut successivement chirurgien en chef des hôpitaux militaires de la République, Inspecteur général des hôpitaux et hospices civils lors de la suppression de nos hôpitaux, chirurgien du roi de Naples en 1806, puis du roi d’Espagne. Il ne nous est connu que par un ouvrage dans lequel nous n’avons malheureusement à relever que. quelques observations de blessures par coups de feu de diverses régions, surtout des exemples remarquables et aujourd’hui classiques d’ablations de portions étendues du crâne et du cerveau par armes blanches. Signalons encore quelques remarques sur les amputations. Paroisse fit une désarticulation tibio-tarsienne en utilisant la méthode circulaire 6.
RiBES7,à peine sorti des bancs de l’école, servit dans la médecine na-