Né à Ornans en 1768, mort à Paris en
3. Tissot, Observations sur les causes de la mort des blessés par les armes à feu dans la journée mémorable du 29 mai 1793. Lyon, 1795, in-8, imprimé d’après le vœu de la municipalité de Lyon. Bibliothèque nationale.
4. 1° Recueil d' observations sur les abus dans l’ordre des évacuations des malades ou blessés de l’armée du Rhin-et-Moselle. Besançon, 1795, in-8.
2° Observations sur le service de santé et l’administration des hôpitaux ambulants et sédentaires des armées françaises. Lyon, 1793, in-8.
3° Recueil d’observations sur les causes de l’épidémie régnante dans les hôpitaux militaires et les dépôts des prisonniers de guerre des départements de Saône-et-Loire et de la Côte-d'Or et sur les moyens d'en arrêter les progrès. Dijon, 1794, in-8.
4° Traité de gymnastique médicale, Paris, in-8, etc.
5. Paroisse, Opuscules de chirurgie, 1 vol. in-8. Paris, 1806.
7. Ribes (François), né en 1765 à Bagnères-dc-Bigorre, mort en 1845. Voir le Discours prononcé sur sa tombe au nom de l’Académie royale de médecine le 24 lévrier 1845 par Bégin, in Recueil de Mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, t. L^ HL lre série.
vale comme D. Larrey son compatriote. En 1791, il vint à Paris et tout en continuant d’élémentaires études classiques, il servit en qualité de sousaide à l’Hôtel royal des Invalides sous Sabatier. En 1791, les officiers de santé des Invalides ayant été mis en réquisition pour les besoins pressants des armées actives, Hibes est envoyé à l’armée d’Espagne comme chirurgien de lre classe. Il assiste au siège de Roses et de Figuières et aux autres épisodes de la campagne de Catalogne. A la fondation des Écoles de santé, il est rappelé à Paris, est attaché à la fois aux Invalides et à l’Ecole de santé comme prosecteur; puis en 1805 il est nommé chirurgien de l'Empereur par quartier. Il avait fait 3 campagnes en Catalogne ; il en fait 8 autres de 1805 à 181-4. Il pouvait mettre sur ses états de service 20 batailles rangées, 17 combats, 3 sièges. Sur les champs de bataille, Ribes suivait les mouvements de l’Empereur, établissait isolément son ambulance toujours bien approvisionnée ou la réunissait à celle des autres officiers de santé de l’armée. En 18 14, il devint chirurgien du Roi par quartier et resta de 1814 à 1836 à l'IIôtel des Invalides, dont il était le chirurgien en chef. C’est là qu’il recueillit les éléments d’un mémoire dont nous parlerons plus loin sur les Fractures du tiers moyen du fémur compliquées de plaies et produites par les armes à feu \ mémoire dans lequel il cherche à démontrer que le moindre retard apporté dans ces cas à l’amputation du membre peut compromettre la vie du blessé. D. Larrey faisait grand cas de Ribes dont il demandait souvent les avisdansles circonstances difficiles. Bichat, Chaussier, Sabatier, Dubois, comptaient au nombre de ses amis. Ribes était un chirurgien anatomiste, calme, méthodique, et prudent comme Sabatier son maître. Aux armées, il appartenait à cette classe de chirurgiens qui s’occupaient à la fois des soins à donner aux blessés et de l’instruction des jeunes officiers de santé.
Après la paix, Ribes, élevé dans les amphithéâtres, reprit ses travaux de prédilection, ses travaux anatomiques. L’anatomie normale de l’encéphale, de l’œil, de l’oreille, les ganglions nerveux, la phlébite, les fistules, les os, etc., lui doivent des recherches de valeur qu’il a réunies dans ses Mémoires et observations d' anatomie, de physiologie, de pathologie et de chirurgie 1 2.
C'était, dit Bégin, « un de ces ouvriers intelligents, assidus, sagaces, qui préparent en silence des matériaux que d’autres mettent en œuvre sans indiquer toujours leur véritable origine, à peu près certains que ceux à qui on les doit ne les revendiqueront pas 3 ». Sa modestie retarda toujours son avancement et l’empêcha de seconder les efforts de Sabatier et de Chaussier qui voulaient lui faire obtenir une chaire à la Faculté de médecine de Paris et une place à l’Institut.
Paulet n’a rien laissé de lui. C’était un des chirurgiens, par quartier, de l’Empereur avec son frère, Yvan, et Ribes. Aux armées, il était chirurgien en chef en second de la garde impériale ; à Paris, chirurgien en second de l’hôpital de la garde impériale (Gros-Caillou). Sa vie chirurgicale se
1. Paris 1831 , Bibliothèque de la Faculté. Collection in-8, p. 217. Voir aussi ses Lettres, t. III de ses Mémoires et son chapitre intitulé : Coup d’œil rapide sur te service de sauté de la maison de l'Empereur à la suite de la. Grande Armée, t. III. Ses observations sur les plaies de tête in Journal de Sédillot, t. XV, ne méritent qu'une mention.