‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 145 sur 460 · Charpentier, Thèse de Paris citée · texte numérisé non relu

Charpentier, Thèse de Paris citée

PRATIQUE DE LA CHIRURGIE

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quelques-uns des nombreux moyens que sa thérapeutique comptait déjà I est affirmée par de nombreux cas de guérison et quelques procédés cura- ! tifs nouveaux sont imaginés. Parmi eux, nous citerons les diaphorétiques, [ les affusions froides (Heurteloup) ou tièdes et surtout l’opium que les chi- I rurgiens donnaient à des doses effrayantes. Léveillé 1 en avait fait consom- { mer par un de ses blessés, 7 gros 5(3 grains (plus de 30 grammes), par un autre 5 gros 3 grains, par un dernier 1 12 grains, en moins de 15 jours, et ces trois blessés avaient guéri. Larrey s’était aussi rattaché à cette médication, mais il lui préférait d’ordinaire une révulsion énergique des plaies par les vésicatoires et surtout par le fer rouge qui agissait alors, sans qu’il le dise, en détruisant les extrémités terminales des nerfs irrités. La section des fils :i ligature lorsqu’ils embrassaient avec l’artère les nerfs satellites dans les moignons d'amputés, enfin l’amputation, étaient aussi des ressources que le génie chirurgical du chirurgien en chef de la garde opposait à cette terrible complication. S’il est vrai, comme le dit Briot, que J. -L. Petit ait déjà parlé des avantages de l’amputation dans le tétanos, sans toutefois l’avoir jamais utilisée dans ce but, les critiques que lui adressait Sabatier n’étaient pas faites pour la recommander à la pratique et Larrey, par ses succès, a réellement imposé cette méthode. Nous devons dire d’ailleurs que si elle rouvait de nombreux partisans, elle n’était point acceptée sans réserve et Vrcy et ses collaborateurs en critiquèrent souvent l’emploi.

Pourriture d’hôpital. — Au commencement du siècle, l’histoire de la pourriture d’hôpital n’avait encore été éclairée chez nous que par Poui eau. Les épidémies épouvantables de cette terrible complication de nos plaies qui apparaissaient dans les ambulances, les hôpitaux de première, de -econde ligne, partout en un mot où se trouvaient accumulés des blessés, ournirent aux chirurgiens de la République et du premier Empire des •ccasions uniques d’étude qu’ils surent mettre à profit. Les Mémoires de ôelpech et d’Ollivier transcrits par tous les classiques et qui ont presque puisé la question, ont été écrits d’après les enseignements recueillis dans ; ios hôpitaux, et un nombre considérable de thèses a complété ou appuyé te supplément d’information qu’ils apportaient. Son étiologie, son pronostic et son traitement, ses rapports avec le typhus des armées ont reçu es éclaircissements que nous ne pouvons signaler ici. Nous nous contenions de rappeler seulement que, bien que nos chirurgiens se soient encontrés pour les mesures prophylactiques qu’elle imposait et dont ils xent toute l’importance, les uns, entre autres Percy et Willaume, ne roient pas à sa contagion directe, tandis que les autres la mettent hors e doute par des exemples de transmission indiscutables et convaincants, dlivier, alors chirurgien aide-major de l’armée d’Espagne, pour résoudre éfinilivement la question, a le courage de se la faire inoculer, alors qu’elle résentait une gravité redoutable 2.

Congélations. — Tandis que dans les campagnes antérieures, l’été fini, les ■oupes prenaient leur quartier d’hiver, les armées delà République et de 1 Empire neconnaissaient de repos que quand elles avaient enfin vaincu l’enemi et l’hiver n’arrêtait plus les opérations militaires. Les guerres de Hol-

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