‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 148 sur 460 · Mémoires et Cnm/nif/nes, t. I, p. 150 et suivantes · texte numérisé non relu

Mémoires et Cnm/nif/nes, t. I, p. 150 et suivantes

Les fontes des officiers de santé contenaient des instruments et dos objets de pansement; leur porte-manteau, qui pouvait s’ouvrir sans qu’on en détachât les courroies, contenait les appareils préparés pour les pansements. Les infirmiers à cheval portaient une grosse giberne renfermant ! divers ustensiles ; les infirmiers à pied, un sac en cuir divisé en compartiments propres à contenir les appareils de pansement de réserve.

Chaque division possédait douze voitures légères et quatre pesantes , J toutes munies de ressorts. Les premières étaient de deux sortes, à deux j et à quatre places, pour blessés couchés, et elles étaient établies dans les proportions de huit des premières et de quatre des secondes. Elles étaient conduites à deux et à quatre chevaux. Les voitures pesantes ne différaient pas des autres voitures militaires. Les parois des unes et des autres pré- ; sentaient à l’intérieur des poches pour loger du matériel à pansement.

Cet ensemble était aussi mobile que l'artillerie légère, il pouvait suivre i jusqu’aux mouvements les plus rapides des avant-postes et se subdiviser en un très grand nombre de fractions. Chaque officier monté pouvait emmener avec lui une voiture suspendue et un infirmier à cheval muni de tous les objets nécessaires à assurer des premiers secours. Si l’armée s’en- ; gageait dans des pays de montagnes, elle était suivie par des mulets ou chevaux de bât avec des paniers ou des cantines à compartiments approvisionnés de linge, d’instruments de chirurgie et d’appareils confectionnés.

S’agissait-il de former un hôpital temporaire, la compagnie d’infirmiers se décomposait ; les officiers économes remplissaient les fonctions de : directeurs et se plaçaient à la tête des différentes divisions du service ; les ! sous-officiers devenaient infirmiers-majors et les soldats soignaient les | malades.

Malheureusement, cette organisation, dont les campagnes d'Italie avaient démontré la valeur, resta limitée à la garde impériale. « Nous avons vu, dit Bégin, fonctionner ces ambulances volantes, dont nous avions l’honneur de faire partie, à la garde impériale, pendant les quatre dernières campagnes de la grande guerre. Jamais peut-être organisation ne fut plus complète et ne donna des résultats plus satisfaisants. Elle suffisait à toutes les indications, se portait partout avec célérité et fonctionnait dans toutes les circonstances avec un ensemble et une précision admirables »

Grâce au système de Larrey, les blessés pouvaient être secourus sur le lieu même où ils étaient tombés et transportés rapidement à la station sanitaire principale. Il était aussi plus Complet, plus perfectionné que celui des corps mobiles de chirurgie de Percy, que nous allons étudier.

Institutions sanitaires de Percy.

Les institutions sanitaires de Percy, comme nous l’avons vu déjà, ne pouvaient se maintenir devant une hostilité sans cesse renaissante. Sans attendre que l’expérience lui en eût fait saisir les desiderata et lui eût permis de les perfectionner, les commissaires des guerres les faisaient supprimer. Il en fut ainsi : 1° de son corps mobile de chirurgie , 2° de son

Page 1