Bégin, o. c., p
les secours sur les champs de bataille.
corps (T infirmiers militaires , 3° do Y organisation de ses brancardiers , i° de son corps de chirurgie de bataille.
1° Corps mobiles de chirurgie. — Ce fut à l’armée du Rhin, en l’an VIII, que Percy institua ses corps mobiles de chirurgie. Chaque division de l’armée, dès son entrée en campagne, en eut un. Le but poursuivi était d’assurer les I secours aux blessés sur le champ de bataille.
Percy y transportait ses chirurgiens sur une voiture petite, basse, attelée de six chevaux. Cette voiture, à laquelle il donna le nom de Wurtz, représentait une sorte de grand coffre allongé arrondi supérieurement comme les fourgons d’artillerie, et assez étroit pour que sur le haut : les chirurgiens de toutes classes puissent s’y tenir à cheval les pieds reoosant de chaque côté sur un appui '. Quatre servants étaient assis en avant et en arrière de la voiture et les quatre autres étaient portés par les chevaux sous verge. La voiture contenait des moyens de secours pour 1 200 blessés. En dessous du coffre se trouvaient des brancards pour aller relever sur le champ de bataille les hommes hors d’état de marcher, .il y en avait, de plus, toujours une partie en réserve au grand quartier général.
Cette organisation des premiers secours constituait un progrès considé- ■able. Elle avait rendu des services que le général Lecourbe avait cru ilevoir signaler au général en chef Moreau1 2. Cependant elle offrait de réels inconvénients, les voitures étaient trop pesantes, difficiles à conduire et par conséquent susceptibles de rester en arrière ; les officiers de santé y occupaient une position peu gracieuse 3 4 et ne pouvaient que difficilement o’en écarter pour aller de leur personne là où ils étaient nécessaires ; enfin e système ne fournissait aucun moyen pour transporter les blessés à une icertaine distance en arrière L
Dans les corps mobiles de chirurgie créés par Percy, le personnel ubalterne était représenté par une compagnie de cent vingt infirmiers pris oarmi les hommes de bonne volonté. Mais cette organisation ne dura guère ■t « la paix, quoique d’une courte durée, qui se fit quelques années après, ilispersa à la fois les chirurgiens si vantés, les infirmiers si excellents et tes Wurtz si utiles 5 ».
2° Corps d’infirmiers militaires. — Déjà, comme nous venons de le dire, ”ercy avait, l’an VIII, adjoint à son corps mobile de chirurgie des infirmiers Militaires qui devaient remplacer les hommes pris dans les rangs et ceux W[iie, dans les établissements hospitaliers, les entrepreneurs avaient à leurs