O. c., p. 511, et article Despotats, p
3. Article Despotats cité p. 574. Percy appelait porte-baltes ceux que nous appelons aujourd’hui porte-sacs.
les secours sur les champs de bataille.
d(> l'ennemi. 11 fallait, pour remédier à cet état de choses, avoir des porteurs de brancards exercés au chargement et au déchargement des blessés et assez vigoureux pour pouvoir les apporter rapidement et de partout aux chirurgiens des ambulances établies à une faible distance de la ligne, ou les charger sur les voitures auxquelles les conditions de la lutte 11’avaient souvent pas permis de se rendre sur le terrain.
Deux de ces brancardiers portaient eux-mêmes le brancard démonté 1 . Les traverses à pied très solides étaient placées en travers sur leur sac, la toile à double coulisse était portée encore sur le sac ou en bandoulière, et chaque hampe armée d’une pique servait au besoin d’arme quand le brancard était démonté.
On comptait 32 brancardiers par compagnie d’ambulance, ce qui faisait 13 brancardiers par compagnie. Ces hommes étaient essentiellement les infirmiers du champ de bataille, et, après en avoir enlevé tons les blessés, ils faisaient le service aux hôpitaux d’avant-garde ou de première ligne comme des infirmiers ordinaires. Percy avait adjoint aussi par compagnie d’ambulance, 8 ou 10 porte-balles (porte-sacs) qui devaient tenir lieu de 4 chevaux de bàt. De plus, chaque bataillon d’infanterie devait posséder 8 bran- , cardiers outre 2 ou 3 porte-balles. La cavalerie ne pouvant avoir ni les uns ni les autres devait être pourvue, pour deux escadrons, d’un cheval de bàt conduit par un homme monté lui-même afin de pouvoir suivre tous les mouvements de la troupe2.
Ce projet eut un commencement d’exécution à l’armée d’Allemagne avant sa rentrée en France. Il fut adopté en principe par un Décret im- . périal en décembre 1813.
3 0 Chirurgie de bataille. — L’organisation des infirmiers, des brancardiers, des corps mobiles ne représentait que des améliorations partielles. Le .projet que Percy fit transmettre à l’Empereur après Eyiau sous le nom de < chirurgie de bataille, avait une portée plus étendue. Percy voulait émanciper notre corps, le constituer à l’instar du génie. C’était, pour lui, le seul moyen de le soustraire à la ruine qui le menaçait en y appelant l’élite des jeunes .gens instruits des écoles et des grands hôpitaux séduits par l’appât d une situation assurée et honorée. Pourvu d’une administration indépendante, commandé par ses chefs directs, assisté par un personnel nombreux d’infirmiers et de brancardiers exercés et marchant avec un matériel abondant, le corps de chirurgie de bataille destiné surtout à faire face aux nécessités de la chirurgie en campagne n’aurait pu manquer de réaliser tout ce qu’on eût été en droit de réclamer de lui. Il devait compter un personnel chirurgical composé de :
1 Chirurgien-major général des armées, 3 chirurgiens-majors inspecteurs généraux, 16 chirurgiens-majors supérieurs, du rang de lieutenant-colonel, 260 chirurgiensMnajor, du rang de chefs de bataillon et de capitaine, 260 chirurgiens aides-majors du rang de lieutenant, 800 chirurgiens sous-aides, 400 élèves aspirants enrôlés militairement avec le rang d’adjudants sous-officiers.
Mais ce projet, dont Percy n’avait fourni qu’une ébauche, était établi
1. Percy, admettant que les brancards ordinaires fixes portés sur les voitures étaient encombrants et pouvaient manquer, en avait chargé ses brancardiers.