JOUE RT (DE L AM HALLE
rien de spécial. Mais nous devons nous arrêter quelque peu aux pages qu’il consacre au tétanos et aux hémorrhagies pour signaler un mode de traitement qu il réserve aux plaies des gros vaisseaux de la base du cou lorsqu’il -est impossible de porter sur eux une ligature. S’appuyantdél’exemple de Del- K'ch qui, dans ces conditions, s’était adressé, avec succès, à la méthode de Vasalva, Jobcrt propose ce moyen qui pourtant, entre ses mains môme, lavait donne qu un insuccès. Que ne s’était-il inspiré plutôt de l'exemple le Goddm 1 ! Jobert lit des autopsies attentives de tétaniques et trouva les teris ( u membre blesse congestionnés parfois jusqu’à leurs racines, il est regrettable comme l’a fait déjà remarquer Bégin, que Jobert s’en soit tenu ur ce point à peine entrevu, à cette simple remarque , et qu’il n’ait pas .lus etendu et mieux précisé ses recherches 1
Nous passons sur son chapitre des corps étrangers qui ne renferme rien le neuf qu un anachronisme-, et nous sautons, sans suivre la division de auteur, au chapitre des lésions des os par des balles. Les pages qu’il leur , onsacre, sans présenter rien de bien nouveau, méritent cependant d’être «Blues. Jobei t explique les dimensions plus étendues de l’orifice de sortie Ce falt l0® le P^jecttte s’est déformé, aplati, et qu’il s’est mis, de ce t ut, i n rappoi t arec une plus grande étendue de la surface cutanée Nous animes encore forcé de relever ici l’incertitude qui ressort de la lecture ' u passage qu ,1 consacre à l’extraction des esquilles : „ Dans certains cas "'T.™ tres important de conserver une portion d'os fracturée, bien ® , ,V i PC.U d.e chances de réussir tandis que, dans d’autres circon-
lances il faudra 1 emporter, quoiqu’elle tienne solidement. » Il faut lui sa nr gre de conserver dans la plupart des cas les esquilles divergentes Dans les chapitres qu’il consacre aux plaies des régions de la tête' du >u, e a poitime et de 1 abdomen, nous n’avons à signaler comme réellem pressantes que les pages qu’il nous donne sur les plaies de l’œso- .age et des organes génitaux. Jobert, à propos des premières, nous fait part quelques expériences personnelles, et, à propos des autres, il nous fournit ie ques aperçus originaux sur les troubles consécutifs aux lésions de la rge o c eh bourses. Son chapitre des plaies de la tête est écourté • nous en rons autan, des chapitres qu’il consacre aux plaies du cou, et de Tp , «. Nous rappellerons cependant, à propos de ces derniers quelques’ per, ences personnelles sur l’emphysème du poumon et les caractères des essures de cet organe par les armes blanches ou les projectiles Jobert, comme l °n sait, avait attaché son nom à l’étude des plaies de intestin , il avait éclaire leurs processus de guérison en se basant sur des
âvtrfôurauTlîhf * Pat,h°l0gire qui avaiont été toute »»e révélation ;
1 i°"™ ‘ la dérapent, que de ces plaies des procédés des plus ingé-
; IX. Le chapitre qu il leur consacre dans ses Plaies d’armes à feu ne rappelle
une pas ses travaux antérieurs et ne comporte aucun encouragement à
iinMÔhert STe'rdetx KL 'tZTnJu -, "'“o'”'”5’,*.. l’ex®mPle d. ses contem- ICZSAtCS consécutives, il redoutait la sec, ion prématuré
adopter pour elles un traitement actif. Si l’intestin lésé est hernié, il suture les lèvres de la plaie; s’il est resté dans le ventre, il abandonne le blessé aux ressources si précaires de la nature et il se contente de recouvrir l’abdo- ( men de sangsues et de cataplasmes émollients. Jobert se montre là inférieur à lui-même, inférieur même ù quelques-uns de ses prédécesseurs.
Dans sa description écourtée des plaies abdominales, il n’est rien dit des lésions de l’estomac, des'.reins, de la rate; quant aux blessures du foie ; auxquelles il ne consacre que quelques lignes, il les juge toujours mortelles lorsqu’elles ont été produites par des coups de feu ', et pour ce qui a trait aux traumatismes de la vessie il ne fait que reproduire D. Larrey.
Nous arrivons aux blessures des membres qui occupent le tiers de son ouvrage.
A propos de l’utilité des dilatations dans les blessures des articulations, ; Jobert se contredit, comme il l’avait déjà fait pour l’ablation des esquilles2. Bien qu’il cite lui-même des exemples de fractures articulaires guéries, il avance que « c’est en vain que certains chirurgiens citent de nombreux j faits de guérison de plaies d’armes à feu des articulations. On leur répondra j que la membrane synoviale n’était pas ouverte, et qu’ils ont jugé superficiellement un des points de la chirurgie les plus importants et les plus malheureux pour les résultats !... 3 » Il exagère le pronostic de ces blessures I et les insuccès de la méthode conservatrice, se montrant ainsi inférieur i aux chirurgiens du siècle précédent qui amputaient moins souvent qu'il j le voulait. Tout en se montrant partisan de l’emploi de l’eau froide dans le I traitement des plaies articulaires, il se contredit encore quand il étudie n les avantages et les inconvénients de ce moyen qu'il semble, en fin de I compte, réserver pour le traitement des blessures des petites articulations '. I
La description des caractères anatomiques des fractures articulaires a gagne au livre de Jobert un bel exemple de fracture des deux condyles j du fémur dont la représentation a été confiée à Léon Goignet et des U exemples remarquables de fractures de l’olécrâne.
Jobert partage les idées des chirurgiens militaires d’alors. sur la préfé- | rence à accorder à l’amputation primitive. Mais pour lui, à l’encontre desf|| devanciers, la commotion, « loin d’être une contre-indication à cette opé-n. ration, doit, au contraire, engager à la pratiquer... Faure la redoutait par-a dessus tout, et moi, dit-il, je la crois favorable en ce qu'elle ménage ami blessé les souffrances atroces que, sans elle, il ne pourrait manquensÈ d’éprouver; or, c’est évidemment une cause d’épuisement nerveux5 ».
Gomme pour les plaies articulaires, il n'a qu’une conliance modérécfjt dans les ressources de la conservation appliquée aux fractures par coupiti de feu du corps des os longs et si dans les fractures de l’avant-bras et de hu l jambe il tente encore souvent la conservation, par contre il sacrifie tro^it volontiers le membre dans les coups de feu delà cuisse et du bras, suivant t en tout cela l’exemple de ses contemporains.
2. Comparer ses pages 240 : Débrider, etc et 24) : Faul-il dilater les plaies des arti-
culations.