‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 18 sur 460 · Problème X · texte numérisé non relu

Problème X

Dans ce discours, écril pour ses élèves, Joubert résume ce qu'il avait déjà dit précédemment de ce traitement sans y ajouter aucune idée, aucune pratique nouvelle. Aussi nous ne nous y arrêterons pas.

-° Epitome de la thérapeutique et des arcbusacles *.

Cet opuscule est encore une leçon (de 30 pages) que Joubert « dicta aux compagnons chirurgiens pratiquant au camp de Monseigneur de Dampville (de Montmorency) et lieux circonvoysins ». Il y passe rapidement en revue es modes de traitement à utiliser pour nos blessures, prescrit le régime des blessés, attire l’attention sur les symptômes des complications, donne la formule des topiques à employer, précise les pratiques chirurgicales à suivre et énumère avec soin « tout ce qu'il faut avoir tout prest quand l’on attend un assaut, bataille ou autre faction et ce que l’apoticaire doit avoir toujours prest afin de pouvoir fournir à ce qui est ordonné en cette méthode ».

Nous ne nous arrêterons qu’à sa description du matériel chirurgical, le reste ayant déjà été apprécié.

Le chirurgien en campagne devait être pourvu :

« D’eau, de vin, de vinaigre, d’hémostatiques comme le bol d’Arménie, d’huile rosat, du tripharmaque de Joubert, de cotton filé, de linge effrangé, rie tentes, de plumaceaux, d’estouppes, de poil de lièvre (hémostatique) de poudre restrinctive (hémostatique et topique destiné à affaisserjles bourgeons charnus, composé de bol d’Arménie, d’aloës, d’encens, de mastic, d’écorces de grenades et de galles), d’hatelles garnies, d’une scie, de cautères comme platines, boutons, un bon feu, térébenthine et poix, vitriol cru pulvérisé, peau d’alude à faire sac ou poche, vaisseaux comme cassoles ou plats et un pilon. Plus les instruments d’un estui bien garni et ventouses et sangsues. »

L’Epitome est suivi d’une leçon faite aux mêmes compagnons chirurgiens sur 3° les Brûlures 2 par la poudre ou autre corps comburants. Il ne fait qu’y énumérer les traitements usités communément.

4°L q Régime des blessés:i, écrit encore «pour instruire les nouveaux chirurgiens sous sa charge », renferme toutes les indications qui doivent guider le médecin et, en son absence, le chirurgien, pour régler les questions relatives à l’habitation, au manger et au boire «àla replétion et àla vidange, au travail ou à l’exercice, au repos, au veiller et au dormir, et aux passions de l’esprit». Nous ne nous arrêterons que sur un point. Joubert veut qu’on nourrisse les blessés les premiers jours, puis qu’on diminue les vivres «jusqu’à ce que la furie du mal soit apaisée, tout en entretenant suffisamment les forces du blessé à ce qu’il puisse soutenir le fais du mal4». Ala période bourgeonnante ou réparatrice, il nourrit abondamment. La pratique de Joubert était des plus sages et certainement plus recommandable que celle de la plupart de ses contemporains qui faisaient jeûner leurs blessés au début et ne leur donnaient à manger que «quand ils étaient affaiblis sans propos ». Le temps n’est pas très éloigné de nous où cette irrationnelle conduite était encore suivie.

L Dédié à monseigneur de Montmorency, maresciial de France. Il porte la date de

2. Dédiée au vicomte de Joyeuse, et faite en la nuit du 20 avril 1573. 12 pages.

Page 1