LAROCHE
Enfin c’est au siège d’Anvers, sur un de nos blessés, que Seutin, un ! vétéran de la chirurgie militaire du premier Empire, alors chirurgien en chef de l’hôpital de Bruxelles, fit la deuxième résection de la hanche, j [1 avait, sans le savoir, été précédé de quelques années dans cette voie par | ippenheim. Le blessé de Seulin présentait « une fracture du col, de la tète î lu fémur et du grand trochanter 1 ». L’habile chirurgien dutabraser le tiers supérieur du fémur par une vaste incision s’étendant de la crête iliaque â il rois pouces au-dessous du grand trochanter. L’épouvantable mortalité de i a désarticulation coxo-fémorale, le souvenir d’un blessé qui, à la suite l’une fracture compliquée de la cuisse mal soignée, avait pu marcher malré une pseudarthrose grâce à un appareil de soutien, l’avaient engagé â enter cette opération. Son opéré succomba malheureusement le neuvième our.
Si l’opération d'Üppenheim resta longtemps inconnue, celle de Seutin t grand bruit. Elle fut critiquée vivement par la plupart des chirurgiens, aais elle n’en eut pas moins le mérite d’appeler leur attention sur la pratir ue de la résection coxo-fémorale dans les traumatismes de la chirurgie 'armée. Ce fut la seule résection articulaire pratiquée pendant cette camagne2, durant laquelle on semble s’ôtre borné à des extractions d’esquilles, .elles-ci donnèrent d'ailleurs autant de succès que des opérations plus réulières en eussent pu fournir.
Il n’est point question ni dans Paillard ni dans H. Larrey de résections iaphysaires.