‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 185 sur 460 · L.vrochk · texte numérisé non relu

L.vrochk

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teie militaires, t. XXXVII, pp. la à 130.

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ochk, Relation chirurgicale des événements qui se sont passés pendant et après les 'es d'avril 1834, in Recueil de Mémoires de médecine, de chirurgie et de phar-

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Laroche n’est plus pour nous un inconnu. Nous avons déjà parlé I de lui à propos des guerres de la République el de l’Empire. C’était un des assistants dévoués et non des moins habiles de* l’ercv et de Larrey.

Toutes les ressources de l’hygiène et de la thérapeutique chirurgicale semblaient rassemblées dans le grand hôpital de la Charité. Elles eussent sans doute permis à ses chirurgiens d’obtenir une proportion considérable 1 de succès si des conditions extrinsèques, parmi lesquelles le faible éloignement des combattants et la lésion fréquente des principaux viscères, ; n’avaient contre-balancé leur heureuse influence. La plupart de nos soldats, qui se présentaient de liane à leurs adversaires abrités dans les maisons, : offraient des blessures latérales, et comme les insurgés avaient eu toute facilité pour assujettir leur arme pendant le tir et choisir leur point de visée, nos ! blessés avaient été fréquemment frappés à la tète, à la poitrine, à l’abdo- | men ou à la racine du membre inférieur. Ces conditions de la lutte expliquaient en partie le pronostic grave des lésions observées qui se compliqué- I rent très souvent d’infection purulente et d’ostéomyélite1. Soixanle-neufm blessés sur deux cent soixante-dix-sept succombèrent. Laroche était trop partisan de la doctrine physiologique pour ne pas attribuer, en partie, cette mortalité aux écarts de régime des blessés et des opérés, et il n’eût pas été de son temps s’il n’avait aussi attaché quelque importance aux variations atmosphériques et tenu grand compte de l’oubli du débridement sur les j soldats recueillis et soignés chez les habitants dans les premiers jours de i la lutte.

Les documents qui ont permis à Laroche d’établir sa relation ont été r recueillis avec un soin qu’on ne saurait trop louer et imiter. Chaque blessé, U dès son entrée à l’hôpital, était amené à la salle des conférences trans- B formée, pour la circonstance, en salle d’opération. Là il était examiné mé-| thodiquement par le chirurgien en chef qui pendant l'exploration dictait; J ses remarques à l’un de ses élèves. Cela fait, on procédait à l’opération etifl au pansement et le blessé était conduit à son lit. Toutes les particularités u que présentait son état étaient notées avec le même soin, chaque matin. I sur le cahier de visite et les autopsies étaient faites par le chirurgien en J chef ou en sa présence.

Après l’exposé peut-être un peu sommaire des conditions de la lutte il dans laquelle les blessés avaient été frappés, Laroche, pour éviter des | redites, résume dans des considérations générales les caractères des plaies A d’armes à feu, leurs complications immédiates et consécutives. A la façon 1 dont il sait passer ou s’arrêter de préférence sur certains points, on sent 3 que son mémoire a été écrit par un praticien bien au courant de leur histoire. ji

La pratique de Laroche ne diffère pas assez de celle des grands chirur- a giens du premier Empire, ses maîtres, pour que nous nous y arrêtions.!)! Comme eux, il débride, panse simplement et rarement; il utilise les mêmesjiji topiques, nourrit peu et saigne ses blessés. Il signale pour l’exploration desjl plaies un instrument de son invention qu’il employait depuis les guerres! j du commencement du siècle. C’est une sonde brisée, longue d'un pied, J mince, cannelée sur toute sa longueur pour faciliter les débridements, d’un 1

1. Laroche n’eut pas à combattre la pourriture d’hôpital, mais il observa 12 cas de tris-f J mus et de tétanos sur 270 blessés.

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