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diamètre augmentant insensiblement jusqu’à une olive terminale de 3 lignes et demie de dimensions diamétrales. Cet instrument mousse, lourd, relativement volumineux, suivait facilement les trajets sans exposer aux fausses routes comme des instruments à extrémité moins obtuse et moins pesants.
Après ce coup d’œil d’ensemble sur les plaies d’armes à feu, Laroche passe en revue les plaies des grandes régions centrales et des membres en j fournissant, pour chacune d’elles, des observations très intéressantes et pii, en raison de leur importance, mériteraient d’être citées. L’exposé [ iogmatique qui les précède et les suit, donne à la relation de Laroche la orme d’un memenlode chirurgie d’armée. Comme nous aurons l’occasion ■ le revenir sur ces remarques et ces observations, nous ne nous y arrêterons pas ici et nous nous contenterons de signaler rapidement : pour les ilaies de tête, un exemple de fracture isolée de la table interne, un cas ! le fracture par contre-coup; pour la face, une blessure de la langue vec séjour de la balle qui y avait pénétré en perforant la partie postéieure du cou. Citons encore le fait d’une blessure de la carotide externe, 'armi les lésions de la poitrine dont Laroche exagère le pronostic, nous - élèverons le cas d’une balle enclavée entre deux côtes et une plaie par arme
Ilanche avec lésion profonde du tissu pulmonaire, terminée par guérison lalgré des hémorrhagies épouvantables. Dans son chapitre des lésions do abdomen, nous pourrions reprendre une contusion de l’estomac et une erforation du bassin étendue du trou obturateur à l’ischion.
Laroche est un chaud partisan de l’amputation des membres dans les •actures par coups de feu. Toutes les fractures esquilleuses du fémur, de humérus, des deux os de la jambe, de l’avant-bras, des os du pied et de la ain réclament, pour lui, l’opération radicale. Il ne fait exception que pour «•s fractures d’un seul des os de la jambe ou de l’avant-bras. Bien qu’on -ouve dans sa relation quelques exemples de fractures articulaires même ,i genou, traitées avec succès par la conservation, il avance la même -gle pour les plaies articulaires. On s’étonne que, dans ces conditions si {férentes de celles dans lesquelles on se trouve à la guerre, au point de i e de l’installation des blessés, de leur état physique, de la facilité des k cours, il ait fait si petite parta la conservation. 11 n’eut pas, d’ailleurs, à féliciter de sa conduite. Sept amputations du bras dans la continuité lui 1 nnèrent six morts, quatre amputations de la cuisse trois morts, cinq imputations de la jambe, trois morts; et encore plusieurs de ses blessés I cris traversèrent des accidents graves d’ostéomyélite qui pouvaient faire I lindre à un moment donné un résultat funeste. C’est également l’ostéo- I .élite qui compromit le sort des autres blessés.
Sur trente-neuf blessés de la cuisse, Laroche eut à pratiquer trois fois I ligature de la fémorale au lieu d’élection, chaque fois pour des hémor- 1 igies secondaires liées à la blessure de ce gros vaisseau. Un des opérés I érit, les deux autres succombèrent. Chez l’un de ces deux derniers l’hé- )rrhagie était survenue la nuit, et, quelle qu’ait été la célérité apportée i f ecourir le blessé, il avait, lorsque l’opération fut pratiquée, perdu trop de j ! ig pour pouvoir survivre. Chez l’autre, la fémorale avait été lésée vers ’ partie moyenne de la cuisse; une hémorrhagie secondaire survint brusement le douzième jour. La ligature à distance fut impuissante à empê-
DRt.ORMH. U)
cher une récidive hémorrhagique par le bout intérieur qui se pioduisit
quatre jours plus tard. , . , ,
Laroche observa également deux lésions de la lessiere; les deux blessés
succombèrent à des hémorrhagies qu’on ne put arrêter.
En somme, la relation de Laroche est sobrement et judicieusement écrite, riche d’observations dont quelques-unes sont importantes. Elle mérite de prendre place parmi nos meilleurs écrits.
PREMIÈRES CAMPAGNES D’AFRIQUE
prise d’alger (juillet 1830).
Pour venger une insulte faite à notre consul et débarrasser la Mediterranée des pirates barbaresques, qui depuis trois siècles étaient la terreur de nos côtes, une armée de 37 000 hommes, commandée par le général de Bourmont, débarque le 14 juin 1830 sur la côte d Afrique, a a nointe de la presqu’île de Sidi-Feruch. A peine débarquée, elle séparé la nresqu’île de la plaine par un large fossé et un rempart hérisse de canons. Cinq jours plus tard, le 16 juin, elle est attaquée dans son camp retranché parles forces réunies du dey d’Alger, des beys de Constantme, d Oran et de Titteri. Mais après un combat opiniâtre et sanglant, 1 ennemi est repoussé; nos troupes lancées à sa poursuite s’emparent du camp de Staouh s’ouvrent ainsi la route d’Alger, tournent cette ville et assiègent le fort l’Empereur qui la dominait et constituait sa principale défense. La pnset de ce fort (4 juillet) décida du sort d’Alger qui capitula.
Le service sanitaire de cette expédition avait été organisé avec entente et sollicitude. Le personnel chirurgical et subalterne .était en nombre suffisant le matériel technique et le matériel d’hospitalisation abondant. Des baraques couvertes de bâches pouvant contenir de 400 à 500 hommes avaient été transportées de France et, dès le débarquement, elles constituèrent un hôpital de base dans la presqu’île de Sidi-Feruch Sous ces tentes-baraques, les malades et les blessés pouvaient trouver des lits complets et excellents ' iprnpnf Iransuortés de France. Enfin Mahon avait été choisi et dispose de pCTer centre d'évacuation et les hôpitaux de Marseille avaient été aménagés en vue de recevoir les blesses et les malades rapatues- ‘ Avant l'ouverture des hostilités, le Conseil de santé désarmées avait attiré l'attention du personnel médical sur l'utilité qu il y aurait à réunir e> document nécessaires pour constituer l’histoire médico-chirurgicale d cotte expédition Son appel fut entendu. Teskièbe, Baudens et Bague noi , ont laissé des renseignements sur le service des ambulances, Huet sur 1 m- , s lallation etL foncîfonnement de l'hôpital de Villa Carlos (Mahon), Daxv e. firrmx sur les blessés de l’hô pilai de Marseille.
tLèke', chirurgien-major d'un régiment qui prit part seulement».»)
1. Notes recueillies pendant la ^“^hiru^gientmajor au 20e régime"
ttzn dé'StZs de médecine, de chirurgie cl de pharmacie militaire < t. XXXl’, lrc série, p. "0.
PREMIERES CAMPAGNES D’AFRIQUE
premiers et peu meurtriers combats qui précédèrent le siège du fort l'Empereur, a été lorcé, en raison de ces conditions mômes, de sacrifier la partie chirurgicale de sa relation à la partie épisodique et médicale On ne peut y prendre que quelques observations et quelques considérations suites caractères îles blessures produites par les projectiles arabes.
Bauiicns, attaché aux ambulances du quartier général, avait pu par contre, voir un plus grand nombre de blessés, se rendre mieux compte de a nature des traumatismes, de la valeur des procédés thérapeutiques mis n usage et des résultats obtenus. Son court mais substantiel mémoire1 oinpreiul 1 exposé des dispositifs sanitaires pris par les médecins et les hirurgiens dès le débarquement, le récit succinct de la prise du camp de itaouli, 1 expose des lésions observées envisagées d'une façon générale et ■an-apport à chaque région du corps. Les faits que cite Baudens dans le leinon-c que nous analysons, ayant été reproduits, pour la plupart dans i Chmque, ne nous arrêteront pas. Nous nous contenterons dé dire ue les remarques que ces blessés lui donnèrent l’occasion de faire lWaèrent déjà très avant dans la voie conservatrice : les coups de feu des par - es molles guérissaient avec rapidité; des hommes atteints de plaies des ; andes articulations, chez lesquels l'amputation, au premier abord sem- ,ad indiquée, arrivaient à guérison sans accidents; plusieurs ablations de Membres par boulets, se terminaient avec une remarquable rapidité sans b tervention, et, si toutes les plaies pénétrantes de poitrine étaient mortelles linéiques plaies abdominales étaient suivies de succès. Les traditions du y 'ramer Empire étaient reprises pour le pansement des plaies et l’emploi de au redevenait d un usage général. Nous terminerons en disant que Bau ns parle déjà, dans ce mémoire, de son procédé d'aspiration des collée "ns séro-purulentes consécutives aux plaies pénétrantes de poitrine et : le, dans les amputations, les fêlures prolongées des os ne sont déjà nl’us ur lui, une contre-indication à la section osseuse portée sur leur traiet’ Baobç eut à soigner à l’hôpital Turc, immédiatement après la prise la ville, les Arabes et les janissaires qu’on y avait réunis2 II v fut ! ppe, comme D. Larrey l’avait été pendant la campagne d’Égypte par la [ulite avec laquelle les Arabes guérissaient des traumatismes h^plus luves. Des hommes atteints de fractures étendues et très compliquées des 1 des membres avaient été, depuis le moment de l’accident, laissés par leurs sans aucun secours, couchés sur le pavé, les habits souillés d’une -ppuration abondante que la chaleur de 1 atmosphère des salles avait ntotrendueinfecte. Il va sans dire qu’on n’avait pas songé à leur imposer lute dietetique sevère, que les partisans de la doctri ne de Broussais croyaient impensable d assurer pour permettre au blessé d’arriver à guérison. Or kplai.-s de ces Arabes, ainsi abandonnés, ne présentaient aucune trace îflammaüon locale, a fortiori aucune complication ; on eut recherché en ’ chez eux, cette gastro-entérite qu’on voulait voir chez presque tous
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les blessés; Us n’avaient pas rtc \ 1
aspect, et, sur un seivice consu ‘ ’ compter que quatre morts ! Sang j
“TrZTulZti les Arabes avaient fait du pansement à l’air ) j
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plus éloquen plan oyer q„t & chirurgions jusq<I’à quelle extrême honte, |
Se''Va uvait la enter cher, ces Arabes qu’ils allaient retrouver dans leurs am- I ru, Couleurs -P^rSÆa^elques cas; il se
Bagrés’eUcon en ede n^fourn^ ^ ^ ^ de constater qu’il I
promettait d en pub J cution. Quoi qu’il en soit, ce travail ne perd |
n’a pas mis son piojel a e é ,u Ure des faits signalés.
rien de son importance et de 1 g n*tl,Jésumé épisodique de cette cam-l;
HUH*. NOUS avons dit dé a, dans noü e esu ^ ‘ été choi8i4|
pagne, que Villa-Carlos, situe a n demi heue c ^ ^ avaU élé égale
comme premier centre d ^cua ^ aménagées avaient serv» f
ment utilisé. A A ilia ai ’ h -, contenir 1 500 malades ou blessés! I
à constituer un bel “P1^! P““^^ùeta figuraient 101 hommes I ii04 blessés de 1 armee d q > 1 furent transportés. 51 de ces 601] atteints de lésic ms des , paru es - Comme en Algérie, on fit usage j
atteints de lésions dos en Algérie,' on Ht usage,
blessés, dont 8 amputes su blessures de fomentations émollientes»
Villa-Carlos, dans le internent des b"^^ prolongés. On fut m d’eau pure et froide, di ° chez des hommes atteints pour j
M - agents thérapeut,ques u
,emC »? “mémoire écourté, 3
est relative à une h®'nori’ha®'®fT'1fol]tes deux°, par la compression direct! hémorrhagie de l’axillaire ai il g’ervices établis au lazaret de Marseille
Dany et Guérin-. Che transmis quelques remarques qui mér
Dany et surtout Guérin nous on ht an m q j tâtions retardee,
tent d’être rappelées. Elles chez lesquels on ava
sur l’état plus satisfaisant des = raTaü(jn Pqu’apporlait un long tram tenté la réunion immédiate, su ' fractures comminutives des mer» port dans l’état des blesses attemU de ^ j présentaient do
lires pelviens. Tous ceux, nous disent ct surtout de la cuisse H
fractures comminutives des membres dc Marseille, ou «ceo» ;
factures comminutives des membres .nteneu^ ». ~ ou succora empiétement guéries à leur arn ée^u laz a et < ^ à nnfection pur
berent à des suppurations prolongées et tpi
, .1. Viiln-C.nrlos (Mahon), r
;rent a ucs 1 . ■