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I » édition du général Clauscl sur Constantine en 183(5, à la même campagne | enouvelée par Damrémont en 1837, à l’expédition d’Alger sur les Portes ( e Fer, en 1839, sous les ordres du duc d’Orléans, à celle de Cherchell, | n 1810, et de Médéah, en 18-10.
Au moment de sa retraite, en 1858, le médecin-inspecteur Guyon i omptait quarante-six ans de services effectifs et soixante-huit campagnes. Il vait été maintes fois cité à l’ordre du jour et était commandeur de la Légion d’honneur. Guyon a écrit sur les sujets les plus variés. Nous avons arlé de ses travaux de chirurgie de guerre. S’il n’avait pas l’étoffe desBau-
ILens, des Bégin, des Sédillot, c’était cependant un praticien habile et l istruit qui a su trouver des titres très personnels à la reconnaissance du J >rps qu’il a honoré.
Sédillot1, alors chirurgien-major, professeur de médecine opératoire à ‘hôpital de perfectionnement du Val-de-Grâce et agrégé de la Faculté de \ édecine de Paris, avait demandé à faire partie du corps expéditionnaire Constantine. Comme nous l’avons vu, il avait été chargé de diriger l’am- ||:jlance d’arrière-garde. Après la prise de la place, il ne resta que quelques urs au milieu des blessés hospitalisés et, lors du départ de l’armée, il la îivit dans sa marche sur Bône, accompagnant le convoi des malades et des U essés 2 * *.
Le livre qu’il a consacré à la campagne de Constantine n’est pas, à l ‘oprement parler, la Relation chirurgicale de cette expédition. Les opéraions militaires étudiées dans leurs rapports avec la nature et la gravité des î aumatismes, les mesures sanitaires prises par les chirurgiens ou l’admi- •stration avant, pendant et après l’action, la narration des faits chirurgiux principaux avec les remarques qu’ils comportent, tout cela est, à tort, crifié dans ce livre à des détails géographiques, à des impressions profites sur l’esprit de l’auteur par ce pays à physionomie alors si nouvelle, s fin à des renseignements sur les coutumes et l’habitat des Arabes. Ces ftttails pouvaient, au début de la conquête, présenter quelque intérêt; aujji Lird’hui ils en sont dépourvus. La partie chirurgicale déjà écourtée par descriptions dont nous venons de rappeler le cadre, est, de plus, cir- • nscrite, de parti pris, par les développements exagérés que Sédillot a nnés à certains sujets de prédilection. Ces sujets, il les traite d’une fart dogmatique sans trouver, le plus souvent, dans les rares faits que lui feurnitle siège de Constantine, autre chose qu’une occasion de les amener | us sa plume. Ce qu’il en dit, porte, sans doute, le caractère à la fois brilpt et solide de ses autres productions, mais tout cela ne forme pas l’enmble qu’on était en droit d’attendre de ce maître écrivain.
Les sujets auxquels Sédillot s’arrête de préférence sont : 1° Le débride- | ait qu’il juge utile d’employer chaque fois que la balle a traversé un embre ou pénétré à une profondeur un peu considérable, et cela dans le nul but de prévenir les accidents inflammatoires; 2° l’ablation immédiate des *'PS étrangers. Il s’en montre si partisan qu'il propose de procéder même
1- Sédillot, Expédition de Constantine de 1837, in-8«, 300 pages. Paris, 1838.
• 2. L’etat de sa santé ne lui eût pas permis d'ailleurs de prolonger son séjour à Cons-
ume. Il y avait contracté une fièvre grave. A Bône, cette fièvre p"it un caractère perni-
ux- Dès qu’il fut en état d’être évacué sur la France, il quitta l’Algérie.
à la recherche, à l’extraction des esquilles et des projectiles logés dans le cerveau. Sa pratique personnelle n’était, pourtant, pas assez heureuse pour le i pousser à s’engager dans cette voie. Sur un blessé chez lequel une balle avait traversé le frontal pour se perdre dans l’intérieur du crâne, Sédillot avait pu retirer des esquilles que le projectile avait chassées à deux pouces de profondeur, mais il n’avait pu découvrir le corps vulnérantmônie; le blessé |; avait succombé le lendemain et, à l’autopsie, on avait trouvé la balle arrêtée i contre l’occiput. Sédillot propose également d’intervenir vite pour l’extraction des balles logées dans le tissu osseux. 3° Enfin sa question favorite, la trépanation dans les fractures du crâne, est une des dernières qui l’ar-t rêtent un peu longuement.
Pour notre résumé du siège de Constantine, nous lui avons emprunté! | les renseignements les plus intéressants qu’il a fournis sur le fonctionne- ; ment des services sanitaires. Nous n’avons donc pas à y revenir.
RELATION MÉDICO-CHIRURGrlCALE DE L’EXPÉDITION DE ZAATCHA (1849).
Quesnoy 1 accompagnait, comme aide-major, la colonne expéditionnaire,,) forte de 7 000 hommes qui, à la fin de septembre 1849, quitta Constantinef:) et Aumale pour attaquer les oasis des Ziban. Ce ne fut pas sans difficultéstjl que nos troupes parvinrent à s’en emparer. Les Arabes avaient crenelé et; hérissé de fusils les murs élevés des jardins de ces oasis. C’était là une} première ligne de défense qu’il fallut détruire par la sape, non sans subin deS pertes journalières sensibles. Puis on s’approcha très près de l'enceinte, on fit une brèche insuffisante et le 20 octobre on tenta un pre mier assaut infructueux. Un mois après, un second assaut nous rendit! maîtres de la ville, mais après une énergique résistance de l’assiégé.,
« Chaque assiégé, dit Quesnoy, ne déchargeait son fusil que sur la poitrine! de son ennemi. »
Pendant les travaux d’approche, l’attaque de vive force des jardins eti les deux assauts, nos hommes avaient été tirés à très courte distance pa un ennemi calme et qui ne déchargeait son arme qu’à coup sûr, après! avoir visé de préférence la tête ou la poitrine; aussi le nombre de no tués fut-il proportionnellement considérable et les blessures observées très graves. Les Arabes avaient employé, comme projectiles, outre des ballesi sphériques de diverses grosseurs , des engins de toute nature et d toute forme, des pierres, des clous, des lingots de plomb. Beaucoup de leurs balles étaient formées par un noyau de datte enveloppé de plombI. 2.
Après avoir rappelé sommairement les particularités épisodiques d cette expédition, Quesnoy, qui avait soigné les blessés soit à l’ambulance, soit surtout à l’hôpital de Biskra sur lequel on les avait évacués, relate les faits principaux qui se sont présentés à son examen. Il nous transmet quelques rares exemples de plaies de la tête et des cavités, deux cas
I. Quesnoy, Relation médico -chirurgicale de l'expédition de Zaatcha , in Recueil
émoires de médecine , de chirurgie et de pharmacie militaires, 2° série, l. VI, pp. 233*
Mémoires
ù 288 ; suivi d’une note de Marcual de Calvi 2. 0. c., p. 2G2.
PREMIÈRES CAMPAGNES D’AFRIQUE
i emarquables de perforation du pharynx terminées par la guérison, et
,ne observation de lésion du cervelet, suivie d’une vive excitation généique qui persista jusqu’à la mort. Mais l’intérêt principal de cette relai| ion réside surtout dans l’étude des plaies d’armes à feu avec lésion de la H ontinuité des os.
L’auteur rapporte succinctement les observations de cinq fractures de J uisse par coup de feu dont trois étaient comminutives et qui toutes ont Il té terminées par la guérison. 11 concluait de son heureuse série que dans ertaines conditions qu’il précise, les chirurgiens pouvaient se départir de h (livre la règle formulée par la plupart des classiques d’alors, qui voulaient P u’on amputât toujours dans les fractures du fémur.
Il fournit également plusieurs beaux exemples de fractures du tibia, r armi lesquels une observation de perforation incomplète de cet os, et I uurtout des cas de fractures de l’humérus traités également par la conserii <ation avec non moins de succès que les fractures du fémur. Ces cas lui .aggèrent des rétlexions semblables à celles qu’il avait faites à propos des •actures du fémur.
Quesnoy se montre partisan de l’hyponarthécie appliquée aux fractures s membres inférieurs pendant les transports.
Les idées que cet auteur avait avancées sur la conservation dans les ictures des grands os et en particulier du fémur, étaient trop différentes
celles qui avaient alors cours, pour être acceptées sans conteste: aussi lRCUal de Calvi crut-il devoir faire suivre le travail de Quesnoy d’une note ns laquelle il chercha à atténuer, au delà de la limite vraie, la valeur s observations précédentes. Aujourd’hui que la lumière est presque te sur cette question, les faits de Quesnoy non seulement sont accep- 3les, mais ils rentrent dans un cadre presque banal à force d’avoir été
yer en faveur de la conservation dans les fractures par coup de feu.
La Relation de l’expédition du Djebel-bou-Thaleb par Aubas de Montucon, Scurimpton et Ladureau, n’est que le récit d’une épidémie de conlation. Nous en reparlerons plus loin.
L’ouvrage de Serrier est un résumé succinct et uniformément froid s plaies d’armes à feu. L’auteur a suivi le cadre des classiques, l’a rempli ec les données des auteurs alors les plus récents, sans aller même au là, et sans que son peu d’expérience chirurgicale lui permît de contrôler ec autorité, leurs pratiques ou leurs opinions. C’est le produit du labeur an élève et la lecture de ce livre ne saurait être ni intéressante ni pro-
!. Trait e de ta nature, des complications et du traitement des plaies d'armes à feu, par Dr L. Serrikr, chirurgien sous-aide-major, ancien interne et chef de clinique des hôpi- Jx de Marseille, ouvrage couronné (médaille d’or) par M. le Ministre de la Guerre en 'G concours génénil de chirurgie militaire). Paris, 1844, gr. in-8, 300 pages.
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La relation de Quesnoy est bien conçue et bien écrite. C’est un plai-
SERRIER '
able.
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