F RI ST O
En 1848, au moment où Fristo publia son Manuel, les préoccupations de guerre étaient vives. Munir les jeunes chirurgiens d’un Manuel consacré de préférence à l’étude des lésions observées sur le champ de bataille, était une idée fort louable, mais l’exécution laissa à désirer. Los chapitres étendus que cet auteur consacre aux luxations, aux fractures, aux opérations, chapitres copiés des classiques, tiennent, dans ce Manuel la place qu’aurait dû occuper la description des traumatismes de guerre et du traitement qu’ils réclament. Cet ouvrage mérite l’oubli dans lequel il est tombé.
Après la dissolution des ateliers nationaux, les ouvriers de Paris élèvent, le 22 juin, des barricades et se rendent maîtres de la moitié de Paris.
Le 24, le général Cavaignac, chef du pouvoir exécutif, masse ses forces \ entre l’Assemblée et l’Hôtel de Ville, et commence la lutte meurtrière > des quatre journées de Juin. Comme en 1830, elle resta circonscrite aux abords de l’Hôtel de Ville, au Panthéon, à la Bastille, au faubourg Saint- | Antoine. Le quatrième jour, menacés d’un bombardement, les insurgés réfugiés dans le faubourg mettent bas les armes. Ces affreuses journées j de Juin avaient coûté 5 000 morts et blessés aux deux partis adverses.
Baudens et Lustreman nous ont parlé des blessés militaires qu’ils avaient reçus dans leurs services du Val-de-Grâce ; les chirurgiens des grands hôpitaux de Paris ont communiqué les résultats de leurs observa- J tions à l’Académie de Médecine.
COMMUNICATIONS FAITES A L’ACADÉMIE DE MÉDECINE SUR LES PLAIES d’armes A FEU (juillet A OCTOBRE 1848).