‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 208 sur 460 · PRISE DE ROME · texte numérisé non relu

PRISE DE ROME

1 de ses hautes relations, de sa parole et de sa plume. Ses h'ludes sur le scr- \ vice de santé militaire en France, écrit que doit posséder tout chirurgien | militaire, datent de cette époque.

C’est grâce à lui que Chenu put établir ses Monuments statis- | tiques. C’est à lui que sont dus : l’organisation de V arsenal chirurgical i de l’armée qui a servi de modèle à la plupart des nations de l’Europe, l’orj.ganisation actuelle des infirmeries régimentaires , le fonctionnement de } Y École du Val-de-Grdce comme Hôpital de perfectionnement, l’instruction 1 complète et méthodique qui règle l’opération médicale du recrutement , la | propagation de la vaccine dans l’armée et bien d’autres améliorations en- | core que Grellois a rappelées.

En 1838, de nombreux et puissants amis avaient encouragé la candidature de Bégin à l’Institut. Le succès paraissait assuré. Au second tour de ^scrutin, il ne réunit que 30 voix contre 31 données à son concurrent. Cet • échec fut fatal à sa santé. Il abandonna dès lors toute étude et, en 1839, il ■succombait à une attaque d’apoplexie, dans une modeste retraite qu’il '-s’était choisie en Bretagne.

Bégin possédait une constitution vigoureuse, des formes athlétiques. 11 .était d’une simplicité antique, d’une bienveillance inépuisable. Laborieux là r xcès, il fuyait le faste et la représentation. Peu soucieux des préoccupations du bien-être matériel, recherchant avant tout les satisfactions inttellectuelles et celles que pouvait lui fournir l’accomplissement de ses deavoirs, Bégin est mort pauvre.

Lustreman1. Lustreman reçut au Val-de-Grâce 68 blessés. Il nous relate élans son très court mémoire quelques observations, puis s’occupe sommairement des principales questions traitées à l’Académie de Médecine à 1 'occasion des événements de Juin. Il effleure l’étude des dimensions des orifices des plaies, celle des hémorrhagies, du débridement, de l’extraction ' les corps étrangers et du traitement des plaies d’armes à feu.

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