‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 213 sur 460 · GUERRE DE GRIMÉE · texte numérisé non relu

GUERRE DE GRIMÉE

Déjà, depuis 1853, les troupes russes et turques étaient aux prises sur le Danube,’ lorsqu’en mars 1854, les gouvernements anglais et français décidèrent l’envoi d’un corps expéditionnaire en Orient. Trois divisions de troupes françaises débarquèrent à Gallipoli et le quartier général s’établit à Varna. L’objectif de notre armée fut d’abord de faire lever le siège de SilLtne attaquée par les Russes (juin 1854) ; mais, épuisés parles maladies, les assié- «eants après un bombardement infructueux, se retirèrent d eux-memes. ° Le 21 juillet, malgré l’expérience si désastreuse de 1828, malgré celle encore toute récente de 1854 si chèrement achetée par les Turcs, on traversa les marais de la Dobrutscha pour surprendre les Russes reunis autour de Baba-Dagh. Mais le choléra, sévit sur nos troupes avec une telle violence qu’elles sont obligées de revenir sur leurs pas. La division turque des bachi-bouzoucks, qui nous éclairait fut en quelques jours réduite de moitié. Lorsque le général Yusuf, qui la commandait, donna le signal du départ, cinq cents hommes restèrent sur le sol sans pouvoir se relever; quelqu^ heures plus tard, 150 étaient morts et lqs 350 autres étaient agomsarfB Les chevaux des cavaliers durent servir à transporter les malades, d »

. Paient portés à bras d’hommes ou sur ries brancards ^pro^J» lOiours du U au 31 juillet, nous comptons 7156 cholériques et 1 ,,u'i viennent s’ajouter aux 3 336 hommes qui avaient déjà succombe P

le reste du même mois. En août, le terrible lléau continue ses r , vages, on compte 3 013 morts sur 5 418 hommes atteints. Et les ioup

* Gallipoli, Varna Andrinople ceux

de Péra, de Nagara, de Maltépé, hôpitaux qu, vont devenu nos

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