GUERRE DE CRIMEE
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| d’évacuation pendant toute la durée de la campagne, regorgent de ces cholériques et s’infectent.
Le 25 août 1854, l’armée, affaiblie par ces pertes cruelles, en proie encore au choléra et aux autres affections épidémiques qui n’accompagnent I ne trop souvent les troupes en campagne, s’embarque pour la Crimée • ers laquelle s’était retirée l'armée russe. Alors commence avec les opéraions militaires actives l’histoire chirurgicale de cette guerre, histoire qui nalheureusement ne va que trop souvent se confondre avec celle de nouelles et d’aussi meurtrières épidémies.
Le 13 septembre, les troupes abordent à Eupatoria et à Old-Port près le l’Alma. Le 20, 60 000 Russes et 58 000 alliés (Franco-Anglo-Turcs) luttent VA/ma. Les Russes, délogés de leurs fortes positions, perdent 5 631 des cnrs, les Anglais 1 000; les Français ont 141 tués et 1 000 blessés qu’on vacue immédiatement sur les hôpitaux encombrés de Constantinople.
• . .près maints combats sans importance, l’armée alliée arrive en vue de < ébastopol, cerne la ville par terre pendant que la flotte s’apprête à l’attauer par mer. Les Anglais occupent la droite à cause de la proximité du ort de Balaklava, leur base d’opération; nous nous rapprochons, de la aie de Kamiech, qui deviendra le port d’embarquement de nos malades et e nos blessés. Le 9 octobre, l’armée est divisée en deux corps, un corps 'observation et un corps de siège.
C’est alors que commence cette période si pénible qui va durer 1 15 jours et pendant laquelle les troupes creusent de longues parallèles ms un sol rocheux qu’il faut entamer avec la mine sous le feu incessant ;s canons de la place et de ceux de la flotte embossés dans le port. Elles quittent la pelle et la pioche que pour prendre le service des gardes uns les tranchées, et résister aux sorties incessantes des assiégés. Pen- «n t le rude hiver de 1854-1855, les pieds dans la neige ou la boue glacée,
' soldats poursuivent sans relâche leurs pénibles travaux ou restent, pennt de longues heures, aux créneaux ou aux banquettes, à faire feu contre -.ssiégé. Les préoccupations de la veille succèdent aux fatigues corpodles. C’est à peine s’ils peuvent se reposer une nuit sur deux, et quel ipos, sous la tente et dans de mauvaises huttes où ils s’entassent pour ercher en vain protection contre le froid et l’humidité du sol! Des milrs de congelés entrent alors dans les ambulances déjà encombrées de dades, et sont encore évacués sur Constantinople autant que le per- Bttent les gros temps. L’état d’épuisement extrême des hommes donne u au mal des tranchées; le scorbut menace d’envahir toute l’armée, le phus domine, la dysenterie et la diarrhée sont communes et le choléra ntinue à fournir quelques victimes. Nos infirmeries converties en ambiances et les ambulances hospitalisent le douzième de l’effectif. La irurgie sur un pareil théâtre devait se montrer et se montre impuis-
ite.
A côté de nous, les Anglais présentaient une situation sanitaire plus détueuse encore. Leur effectif de 54 000 hommes était réduit à 27 000, et moitié de ces 27 000 hommes n’était pas solide *. Nos troupes étaient ligées, nouveau surcroît de fatigues, de leur venir en aide pour poursui-