‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 234 sur 460 · CAMPAGNE DE 1855 ET DE · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE 1855 ET DE

La paix ne fut pas de longue durée avec les Kabyles. L'année suivante ‘ en 1855, la nouvelle de prétendus désastres éprouvés par notre armée en Crimée, habilement répandue par un marabout, soulève à nouveau les tribus. Tizi-Ouzou est bloqué. Quelques combats de peu d’importance font reparaître le calme, en apparence, du moins, car en 1856 l'effervescence j redevient générale, et le maréchal Randon est obligé de pousser deux : divisions contre les Kabyles de la confédération des Guechtoula. Cette j campagne ne nous coûte que 180 blessés et 65 morts, mais elle nous i apporte un enseignement précieux. La lutte avec les Kabyles avait été j reprise dans des conditions relativement fâcheuses : elle avait été faite!; à la hâte à une mauvaise époque de l’année, la Crimée nous avait pris|i nos meilleures troupes et nos meilleures recrues, le corps expéditionnaire j; avait dû être formé surtout de tout jeunes soldats non acclimatés, peuii faits à supporter d’emblée les fatigues d’une rude campagne: aussi ceux-ci j payent-ils rapidement un lourd tribut à la dysenterie, aux fièvres inter- ( mittentes, aux affections typhiques, à la cholérine. Nos hôpitaux sont ! ] bientôt encombrés, et, à l’encontre de ce qu’on avait constaté en 1851, les » l résultats chirurgicaux sont déplorables, la pourriture d'hôpital sévit surfjla plupart des blessés et avec l’infection purulente elle compromet les * ^ succès qu’on était le plus en droit d’attendre de la chirurgie conservatrice. j

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