CAMPAGNE DE
La guerre de Crimée était finie. Les troupes d’Afrique, aguerries par cette longue et pénible campagne, avaient regagné leurs anciennes garnisons. Le maréchal Randon pouvait compter sur elles pour terminer rapidement et d’une façon complète la conquête de la Kabylie.
Dès la fin de 1856, les forts destinés à contenir les Kabyles, Dra-el Mizan, Dellys, Tizi-Ouzou, Beni-Mansour, complètent leurs moyens de j défense, leurs routes d’accès, leurs approvisionnements. Les besoins dn( service de santé sont prévus avec la même entente que les services de*® combattants. 500 mulets sont préparés pour le transport des blessés, de malades et du matériel d’ambulance. Tizi-Ouzou, premier centre d’évacua tion, reçoit -400 lits; on ménage à l’avance entre Dellys et Alger, centre principaux d’évacuation, des étapes hospitalières pour le repos des convoi; de malades et de blessés ; un aviso à vapeur se tient en rade de Dellys prè à transporter immédiatement sur Alger le trop plein des salles du premie de ces hôpitaux et pour éviter à Alger l’encombrement si regrettable de locaux et des annexes du Dey observé en 1856, une grande caserne pouvan t tenir 1 200 lits est tenue en réserve.
Lorsque tous les préparatifs furent terminés, sous l’œil vigilant di commandement, 35 000 hommes, sous les ordres du maréchal Randon pénétrèrent dans la grande Kabylie par divers points.
La défense concentrée surtout à Sehéridan et au mont Tizibert, où <>