‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 240 sur 460 · Quartier général du 5e corps. 31 mai · texte numérisé non relu

Quartier général du 5e corps. 31 mai

« Quelques régiments arrivent sans médecins. Ainsi le 8e hussards, le 82e de ligne ont un médecin-major seulement. Toute l’artillerie (batteries et parc) ont un seul médecin. Je suis obligé pour assurer le service dans les différents corps, de détacher des médecins des ambulances qui se trouvent ainsi dégarnies.

« La plupart des régiments arrivent de France, infanterie et cavalerie, dépourvus des ressources médico-chirurgicales que doivent contenir les cantines d’ambulances régimentaires et quelquefois des cantines elles-mêmes. Il eût très certainement été plus facile à ces corps de troupes de se pourvoir dans leurs garnisons qu’ici même, au milieu des embarras que suscitent les arrivages et les départs précipités. Néanmoins nous avons pu subvenir aux besoins jusqu’ici, mais nos chargements de cantine sont, à l’heure qu’il est, épuisés ». (Lettre de Legouest, médecin en chef de l’ambulance du quartier général du 5° corps au médecin en chef de l’armée (31 mai). Chenu, o. c., t. I, p. 84.)

« Depuis l’ouverture de la campagne, les médecins des régiments se plaignent de n’avoir reçu de la pharmacie centrale aucun des médicaments qu’ils ont demandés et dont ils ont grandement besoin en ce moment... (Lettre de Champouillon, médecin en chef du 1er corps, au médecin en chef de l’armée, 5 juillet. Chenu, t. II, p. 356.)

« Jusqu’ici (26 mai), aucun (les régiments compris dans le 1er corps n’a reçu les cantines d’ambulances; il en est quelques-uns dont le personnel de santé est réduit à un seul aide-major. — (Lettre du médecin en chef du 1er corps au médecin en chef de l’armée, datée de Montebello. Chenu, o. c., t. I, p. 60.)

« Parti deNovi il y a deux jours, le 2e corps est aujourd’hui à Sala et à la veille d’en venir aux mains. \ ous jugerez de notre embarras et de nos craintes, quand vous saurez qu il n existe pour toute ressource, en matériel, clans le corps d’armée qu’un caisson d’ambulance... Nous taisons laire cinquante brancards, car nous en sommes totalement dépourvus. Nous manquons également de couvertures, et si nous abordons l’ennemi demain ou après, comme tout le ferait supposer, la pénurie des moyens dont nous disposons, peut avoir des conséquences lunestes et qu il est tacile de prévoir. «Lettre de Périer, médecin en chef du 2° corps, au médecin en chef de l’armée. 17 mai. Chenu, o. c., t. I, p. 26.

/o MKR'’méclecin en chet delà Garde, écrit au médecin en chef de l’armée, d’Alexandrie, e . mat, a veille de Montebello : Le service de santé du corps d’armée de la Garde n’est pas encore assuré. 1° Insuffisance du personnel médical : en effet, une ambulance composée seu ement (. quatie médecins peut difficilement répondre aux exigences du service d’une c msion oitement engagée; 2° insuffisance du personnel d’infirmiers : l’ambulance du quai ier généra n en a que sept ; 3° absence de moyens de transport : pas de litières, pas ce caco ets, pas (e fourgons, 4" pénurie de moyens de pansement : un caisson ne peut c re consit < re comme une ressource sérieuse ; j’ai demandé avec instance du chloroforme, ppill,0rC(' °rure [ e,.n nen n<- rn & encore été livré ; 5° insuffisance du nombre des appa- Ciienu o&<c U f6 1 ^p jo UOm re tentes de l’ambulance n’est pas assez considérable. >*

1 !'RIER manclue (encore de cantine de pharmacie et il les attendra en vain jusqu a la fin de la guerre ». -Chenu, o. c., p. 30

N0„^CeeSlm?l0^niSC: M.vrtenot de Cordoux au médecin euchefdu lor corps,

désignés nmn r '* ' 1 ? ’ quelques musiciens, que personne ne commande, ont été

désignés pour remplacer les infirmiers absents et ne nous sont pas utiles, parce qu’ils ne

ENSEIGNEMENTS DE LA CAMPAGNE D’ITALIE

On serait porté à se demander, en présence d’une pareille misère, si réellement la sollicitude pour les blessés do l’armée d’Italie était entrée dans les préoccupations de l’autorité supérieure, et, cependant, on aurait tort de douter de cette sollicitude.

Dès le 26 mars , deux mois avant l’ouverture des hostilités, le Ministre de la guerre avait prescrit les mesures suivantes pour l’organisation du service des ambulances et des hôpitaux :

1° Allocation à chaque bataillon d’infanterie d’un mulet d’ambulance chargé de deux cantines contenant une caisse à amputation, des médicaments et du linge tout préparé pour 200 pansements;

2° Attribution, à chaque division d’infanterie, de quatre caissons d’ambulance contenant chacun deux caisses d’instruments de chirurgie (couteaux à amputation, trépan, couteaux de rechange, etc.), les médicaments et le linge nécessaires pour 2 000 pansements. En outre, dans le cas où une fraction de la division aurait à opérer isolément dans un pays de montagnes, on mettraitàsa disposition un matériel spécial (dit d’ambulance d’Afrique), porté à dos de mulets et renfermant du linge, etc., pour environ 1 000 pansements.

3° Chaque quartier général de corps d’armée devait avoir un matériel semblable à celui d’une division d’infanterie, et le grand quartier général impérial, un matériel double de celui des quartiers généraux de corps d’armée.

Constitué d’après ces bases, le matériel de l’armée d’Italie devait comprendre :

232 paires de cantines de bataillon renfermant

114 paires de cantines d’ambulances représentant

13 caissons d’ambulances légères d’Afrique renfermant

Total. . .

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