ÉSAÏE LELIÈVRE
Lelièvre est pour nous presque un inconnu. Nous n’avons, en effet, trouvé sur cet auteur aucun renseignement dans les bibliographies médicales, et nous pouvons dire que son livre est la seule trace qu’il ait laissée de lui. Il nous apprend lui-même qu’il exerçait à Saint-Quentin3; et si nous en jugeons par les détails de quelques-unes des observations qu’il relate, il y aurait joui d’une certaine réputation, car des confrères l'appelaient en consultation de localités assez éloignées. Il devait avoir quelque expérience de la chirurgie militaire : « il avait pris part aux guerres ci-
1. Heplicque, etc., par mais tre Tannequin Guilhemet, chirurgien du roy de Nauarre. Chaque article desbatu taut par la doctrine d’Hippocrate, Galen, Gui, Paracelse et autres. ln-8°, 45 feuillets. Lyon, 1590.
2. Officine cl Jardin de Chirurgie militaire contenant les instrumentz et plantes très nécessaires à tous les Chirurgiens avec certains Cathalogues des ingrédiens propres à chacun des membres, tant similaires qu'organiques. Plus un traie té des contusions et cure de la peste, par Esaîk Lelièvre... Dédié au seigneur de Crèvecœur, Lieutenant-général pour Sa Majesté en ses pays de Picardie. Paris, 1583. — La Bibliothèque nationale seule en possèdeun exemplaire.