‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 353 sur 460 · ABLATIONS PART. ET TOT. DU TRONC ET DES MEMBRES · texte numérisé non relu

ABLATIONS PART. ET TOT. DU TRONC ET DES MEMBRES

Sur un autre blesst* frappé à Paris, un éclat d'obus avait enlevé la partie postérieure de la cuisse depuis le pli fessier jusqu’au creux du jarret. Cette horrible plaie, sur les bords de laquelle pendaient des lambeaux déchiquetés, laissait voir au fond le nerf sciatique intact. Malgré l’intégrité de toute la région antérieure de la cuisse et de 1 artère fémorale, une gangrène rapide envahit en quelques heures l’extrémité du membre inférieur1.

Nous représentons, d’après les Comptes rendus de la guerre d’Amé-

Fig. 45.

Ablation des parties molles des deux fesses.

rique, un blessé chez lequel un obus avait enlevé toutes les parties molles < des deux fesses (voy. tig. 45 et io')2. Les observations d’ablation de toutes lies parties molles d’une fesse par un éclat d’obus sont d’ailleurs relativement fréquents 3.

Il est bon de faire remarquer qu’aucun fragmnent de projectile creux n'a des dimensions suffisantes pour produire de si graves désordres.

]!eux-ci ne peuvent être déterminés que par le inaécanisme de l’arrachement. Ces fragments agissent à la façon des grosses machines de l’industrie : ls entraînent les tissus qu’ils déchirent après les avoir étirés jusqu’aux limites de leur extensibilité.

La peau, en raison de sa laxilé et de sa grande '■laslicité, se laisse entraîner dans une étendue plus .considérable que les tissus sous-jacents, aussi présente-t-elle le plus souvent des lésions plus étenlues que ces derniers. Dans certains cas même, comme dans le suivant, elle peut être seule ntéressée ; le mécanisme de production de ces iblations étendues est alors mis en lumière avec la plus grande netteté.

Vspect de la région blessée neuf ans après le traumatisme. Une vaste cicatrice recouvrait les fesses.

1. Gillette, in Chenu Aperçu de la Guerre de 187(1, t. I, p. 283.

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