ACCID. RÉSULTANT DU MANIEMENT DES BOUCHES A FEU
rigoureux de la poche avec des liquides antiseptiques concentrés, et de la compression exacte de ses parois, permettent d’en obtenir la disparition. La compression aidée au besoin de ponction simple avec le trocart de l’appareil aspirateur ou de ponctions suivies d’injections iodées sont communément prescrites dans les épanchements traumatiques de sérosité. Quand la terminaison par suppuration des épanchements sanguins ou séreux semble inévitable, on doit, sans tarder, fendre la poche par une ou plusieurs incisions assez larges pour permettre aux liquides de s’écouler librement.
Quand la contusion est assez forte pour compromettre la vitalité des parties (3e degré), l’immobilisation peut être employée au début avec quelque succès si la contusion n’est ni étendue ni profonde; mais quand l’inflammation du foyer contus survient et revêt rapidement les caractères de l'érysipèle phlegmoneux, il faut, par une intervention lnltive et hardie, donner issue aux liquides, ouvrir largement et dans toutes les directions qu’a suivies le pus et déterger à l’aide d’antiseptiques.
La mortification certaine à laquelle sont exposées les parties frappées au quatrième degré exclut toute tentative de conservation quand la lésion porte sur les membres, qu’elle est étendue et que la violence du choc n’a pas sidéré le blessé. Nous reviendrons sur ce point à propos de la gangrène et des amputations. Quand la lésion est au contraire limitée, il faut attendre le développement des accidents suppuratifs, ouvrir les collections purulentes et laisser la nature circonscrire et détacher les parties frappées de mort. L’indication de l’amputation pourra encore se présenter si les pertes de substance laissées par la chute des eschares sont trop considérables.
Les luxations et les fractures que produisent les gros projectiles seront étudiés ultérieurement.