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LESIONS DES A 11T EUE S.
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Le fragment de vêtement ne lit probablement que modérer l'hémorrhagie secondaire. Quoi qu’il eu soit, cet exemple exst un des plus remarquables <le ceux que la science possède sur l’obstruction d’une plaie artérielle par un fragment de vêtement b
Les plaies latérales et les perforations sont excessivement graves. En effet, la forme môme de ces plaies qui n’interrompent pas la continuité du vaisseau, l’absence de rétraction de ce dernier dans sa gaine et du rebroussement de ses tuniques, rendent l’hémostase spontanée très difficile, sinon impossible. Avec de semblables blessures, le caillot interne oblitérateur ne peut se former. Aussi, si la plaie artérielle répond exactemenl à l’orifice de la blessure et si des secours immédiats ne sont pas assurés au blessé, une hémorrhagie foudroyante est inévitable. La mort par hémorrhagie est encore presque certaine quand, après une hémostase temporaire par des moyens indirects, le chirurgien ne prend pas sur lui de les remplacer rapidement par une ligature placée au-dessus et au-dessous de la perforation latérale ou centrale. S’il n’y a pas parallélisme entre l’orifice de l’artère et l’orifice cutané, il peut se produire un anévrysme diffus primitif, mais cette terminaison ne peut être encore que temporairement favorable au blessé si on ne pratique une double ligature. En effet, plusieurs des conditions qui s’opposent à l’hémostase spontanée, la forme de la plaie, le maintien de la continuité du vaisseau, ne permettent pas la disparition de la poche anévrysmale et la cicatrisation de l’artère j après l’emploi de modes de traitement indirects.
La fréquence de pareilles lésions , les conditions si défavorables quelles offrent à l' hémostase spontanée, ajoutent donc aux blessures des grosses artères par projectiles de guerre une nouvelle gravité à celle qui résulte du fait seul de I la blessure de gros troncs artériels. C’est cette excessive gravité qui fait qu’on observe exceptionnellement ces traumatismes dans les ambulances et dans les hôpitaux alors qu’on les constate si souvent dans les tirs d'expériences. De la donnée précédente sur laquelle les auteurs n’ont pas insisté, découlent des considérations pratiques de la plus haute importance : 1° la nécessité pour le blessé d‘ assurer d'abord, lui-même , l'hémostase temporaire dans les traumatismes de guerre (l’attendre d’une personne étrangère équivaudrait souvent à attendre la mort) ; 2° la supériorité comme moyen d'hémostase provisoire, de la compression digitale ou mécanique exercée dans la blessure même; 3° enfin, la supériorité delà ligature directe et double comme mode d' hémostase définitif.
3° Sections. — A l’encontre de ce qu’on observe pour les plaies latérales et les perforations des artères, les sections artérielles s’observent aussi bien sur les grosses que sur les petites artères, beaucoup plus souvent cependant sur les dernières que sur les premières. Les artères sectionnées par les petits projectiles présentent les caractères des plaies fortement contuses. Les bouts du vaisseau sont le plus souvent effilés, amincis, constitués exclusivement par la tunique externe meurtrie, tandis qu’à une distance de quelques millimètres dans l’intérieur de l’artère, on trouve des éraillures, des déchirures transversales de la tunique moyenne, des lam-