‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 371 sur 460 · Legouest, lro éditioD, p · texte numérisé non relu

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LESIONS DES ARTERES.

-I 434 observations de blessures réunies dans les comptes-rendus anglais de la guerre de Grimée, on n’a relevé que 15 cas de lésions des gros vaisseaux1. Dans la campagne de Potomac, sur 36 508 blessures par coups de feu, on ne compta que 27 plaies de gros vaisseaux2 3. C’est sans doute le petit nombre de ces traumatismes observés par les chirurgiens des hôpitaux et des ambulances qui a fait admettre par un certain nombre d’entre eux que les hémorrhagies étaient rares à la suite des blessures par coups de feu.

Traitement des hémorrhagies artérielles. — Le traitement des hémorrhagies artérielles comporte dans la pratique de la chirurgie de guerre l’emploi de deux grandes méthodes utilisées d’ordinaire l’une après l'autre. La première comprend les modes d 'hémostase temporaire, la seconde les modes d 'hémostase définitive.

La compression indirecte par les doigts ou les compresseurs mécaniques établis à l’avance ou extemporanés, les positions particulières imprimées aux membres blessés, la compression directe digitale ou mécanique, sont les moyens employés d’ordinaire pour assurer l'hémostase provisoire.

La ligature directe et double, la ligature indirecte, la forcipressure, la torsion, l’ emploi des si gp tiques, constituent les modes d'hémostase définitive.

Nous devons nous arrêter à l’étude de ces divers modes d’hémostase, à l’appréciation de leur valeur et à la description de leur mode d’emploi.

MODES d’hémostase PROVISOIRE

Compression digitale indirecte. — La compression digitale indirecte constitue le premier mode d’hémostase provisoire auquel le personnel subalterne des détachements sanitaires et les brancardiers doivent s’adresser. En présence d’une hémorrhagie, le premier mouvement de celui qui assiste le blessé doit être de comprimer avec les doigts l’artère principale du membre; on remplace ensuite les doigts par un compresseur approprié.

Chaque tronc artériel a ses lieux d’élection pour la compression. Ceux-ci correspondent aux points où l’artère est superficielle ou relativement superficielle et où elle repose sur un plan osseux fournissant point cî’appui.

A la face, la faciale se comprime à son passage sur le maxillaire inférieur, en avant du muscle masseter ; la temporale, au devant de l’oreille externe au-dessus du tragus ; Yoccipitale, en arrière et ù la base de l’apophyse mastoïde.

Au cou, on comprime la carotide primitive en dedans du sterno-mastoïdien, en dehors du tube laryngo-trachéal (voy. fig. 56). La compression

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