‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 376 sur 460 · L KSI ON S DES VEINES · texte numérisé non relu

L KSI ON S DES VEINES

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capillaires se constatent surtout clans certaines régions très riches en vaisseaux comme la face, les mains, les pieds ou sur les vastes surfaces cruentées. Elles s’observent, soit immédiatement, soit lors du rétablissement de la circulation dans les petits vaisseaux que le contact de l’air ou le froid avaient fait contracter. Dans certains cas, elles résultent de la gène que le sang veineux éprouve à retourner au cœur, soit à cause de la mauvaise disposition de la partie blessée, soit parce que le bandage qui maintient les pièces du pansement est trop serré. L’écoulement de sang peut enfin être entretenu par l’irritation que déterjnine un pansement trop grossier. Les sujets affectés de scorbut, débilités par les privations ou les fatigues, tous ceux, en un mot, dont le sang a perdu une partie de sa plasticité, sont prédisposés à cette espèce d’hémorrhagie. Ce mot est peut-être impropre pour désigner l’écoulement de sang que fournissent les capillaires, car celui-ci est rarement assez considérable pour mériter le nom d’hémorrhagie. Ce n’est guère que chez des sujets placés dans les conditions spéciales dont nous venons de parler, qu'elle peut préoccuper les chirurgiens.

Le rapprochement des lèvres des plaies, l’application d’un pansement légèrement compressif ou au besoin rendu hémostatique par des solutions astringentes (solutions phéniquées fortes, chlorurées) arrêtent facilement les hémorrhagies capillaires.

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