Lktiévant. Traité des sections nerveuses. Paris
part, nous n’interviendrions que si la lésion semblait produite par une balle animée d’une faible vitesse. On en serait averti par les faibles dimensions de l’orifice d’entrée et de sortie du projectile. Dans ce cas, la lésion nerveuse serait peu étendue et l’excision n’aurait pas besoin de dépasser sensiblement les limites de la section faite par la balle. Nous interviendrions encore, pour la môme raison, dans les plaies contuses parles petits éclats d’obus produites moins par le mécanisme de la déchirure que par celui de la section. Dans les plaies par armes tranchantes, les tentatives de réunion semblent indiquées dans tous les cas.
La suture qui sert à fixer les deux bouts d’un nerf divisé est directe ou indirecte. Directe, quand le fil affronte immédiatement les deux surfaces de section; indirecte, quand il n’embrasse que les tissus périphériques. Cette opération inoffensive doit être pratiquée avec soin de la façon suivante : Un petit fil de catgut est introduit de dehors en dedans à peu de distance de la surface du bout supérieur, il ressort près du centre du nerf; réintroduit au centre du bout inférieur, il ressort de dedans en dehors. Un double nœud, modérément serré, réunit ses deux chefs.
TROUBLES NERVEUX PRIMITIFS OBSERVES A LA SUITE DES PLAIES PAR ARMES DE GUERRE