T. Reeb et Poncet, in Chenu, o. c., p. 475 et
Si cette complication s’observe chez les hommes avec un plus haut degré de fréquence, les femmes n’en sont pas exemptes, contrairement à ce qu'on a avancé. Le* professeur Gross, dans son service de l'hôpital civil de Strasbourg, occupé exclusivement pendant le siège par des femmes blessées, l’a observé avec le même degré d'intensité qu’à l’hôpital militaire. Et la même remarque a été faite dans d’autres villes bombardées.
Ces cas tic délire aigu se déclarèrent, a Strasbourg, aussi bien et en aussi grand nombre, au dire do Th. R.EEn,chez les fiévreuv que chez les blessés.
Stuttee dit que presque tous ses blessés, à Strasbourg, présentaient à des degrés divers du délire nerveux. O. c., p. 22.
La durée du délire nerveux est souvent subordonnée à celle des. circonstances qui lui ont donné naissance. Il cède le plus souvent à un traitement moral ou médical approprié, et cela sans qu’il en résulte la moindre conséquence. D’autres Ibis, comme nous l’avons vu pour la stupeur,le trouble profond de l’organisme retentit indirectement sur les blessures et leur imprime une marche défavorable. Enfin les mouvements désordonnés ou les imprudences inconscientes du blessé peuvent aggraver le traumatisme primitif.
Les calmants, l’opium et ses dérivés et eu particulier le chlorhydrate de morphine, elle bromure de potassium, sont les médicaments à employer de préférence dans le délire nerveux traumatique, quelle qu’en soit la cause. Quand on emploie le laudanum, il est préférable, comme Dupuytren l’a indiqué, de l’administrer par la voie rectale. Son absorption est plus rapide. Dans certaines conditions, le chirurgien doit pour faire cesser le délire nerveux assurer, avant tout, la sécurité de ses blessés.