‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 406 sur 460 · Bagieu, o. e., p · texte numérisé non relu

Bagieu, o. e., p

DELORME

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o62 COMPLIC. IMMÉDIATES DES PLAIES DES PARTIES MOLLES.

Pauk trouva dans tes hauts-de-ehausse d’un soldat une balle vainement cherchée dans la plaie qu’elle avait faite.

ÎÎAUDKNS retira de la partie moyenne et interne de la cuisse un biscaïen de deux pouces et demi logé an milieu des chairs. Il fut extrait en faisant effort sur la portion de chemise qui lui formait une coiffe1.

Tous les classiques citent de semblables exemples, mais ils ne sont pas assez nombreux pour infirmer la donnée générale, à savoir : que toute plaie par coup de feu qui ne présente qu’une ouverture est presque certainement compliquée de la présence du projectile. On peut dire que cette complication est certaine quand l’examen des vêtements a démontré qu’ils avaient été complètement traversés.

Quand la plaie a deux ouvertures, le projectile a quitté le membre si les parties molles seules ont été intéressées. Lorsqu’un os a été en même temps frappé par la balle, il n’en est plus de même. Celle-ci peut être restée dans le membre et l’orifice de sortie avoir été produit, en pareil cas, par la propulsion d’une esquille; ou encore la balle peut s'être arrêtée contre l’os et l’orifice de sortie n’avoir livré passage qu’à un fragment du projectile. Enfin, alors même que dans les plaies à deux ouvertures, aucune portion de la balle ne serait restée dans le trajet parcouru par le projectile, ce dernier peut avoir entraîné et abandonné quelque fragment de vêtement ou tout autre corps étranger auquel il n’a communiqué qu’une faible partie de sa force vive.

Ce sont surtout les corps étrangers vestimentaires qui compliquent les trajets des sétons, aussi est-il de la dernière importance de visiter les habits des blessés pour s'assurer que la balle nen a pas entraîné de fragments avec elle. 11 est bon de se rappeler que les perforations faites par les balles aux vêtements et en particulier à la chemise ne sont pas toujours uniques et que leur plicature force souvent le projectile à y creuser des ouvertures plus ou moins nombreuses que le déplissement de la chemise éloigne ensuite les unes des autres.

Comme l’a fait remarquer Bagieu, lorsque les vêtements présentent des ouvertures linéaires, on peut affirmer l’absence de tout corps étranger vestimentaire. Quand les projectiles ont entraîné avec eux quelques parcelles de vêtements, ils ont laissé des pertes de substance plus ou moins étendues et le nombre des perforations vestimentaires est souvent en rapport avec le nombre des fragments qu’on aura à extraire2.

Il pourrait sembler banal de recommander au chirurgien de s’informer des tentatives antérieures d’exploration et d’extraction, si on ne savait que certains, pour avoir oublié de le faire, ont peut-être aux dépens des blessés prolongé des recherches qui devaient rester infructueuses. Il faut reconnaître cependant que les renseignements fournis par les blessés, loin de guider le chirurgien, ont parfois contribué à le tromper. Maints chirurgiens militaires pourraient rappeler l’histoire d’hommes qui leur ont affirmé avec la plus entière bonne foi que leur balle avait été extraite, alors qu’elle était restée entière au sein des parties. Les sensations particulières éprouvées parles blessés (sensation de pesanteur, douleurs vives,

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