‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 446 sur 460 · Dictionnaire en GO volumes, art. Gangrène · texte numérisé non relu

Dictionnaire en GO volumes, art. Gangrène

2. Souveuu Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, art. Gangrène, p. G71.

B. Hutin, Mémoire sur 1 1 nécessité d'extraire les corps étrangers, etc., o. c.

DELORME

dans l’épaisseur du nerf sciatique, lequel était ab rasé dans l’étendue d’un pouce, lit cesser les spasmes et le trismus.

De.nmauk amputa un blessé atteint d’une plaie du bras par coup de feu quidonnail lieu des accès névralgiques et à de la contracture d’une partie des muscles de l’avant-bras. À l’examen du membre, on trouva dans le radial un fragment de plomb qui s’était séparé du projectile en rasant l’humérus1.

Sarrazin a rapporté l’observation d’un officier qui, frappé au bras, à Solférino, présenta immédiatement une contracture qui dura quarante jours; la balle s’était logée sous le médian et l’humérale2.

Warren dit qu’une balle qui, après avoir fracturé l’échancrure sciatique, s’était logée dans le nerf sciatique, détermina des douleurs lancinantes très vives qui disparurent immédiatement après son extraction3.

Sur un blessé qui avaiteule bassin traversé de part en part par un projectile et qui succomba au bouL de huit jours après avoir accusé des douleurs atroces sur le trajet du crural, Richet trouva, à l’autopsie, une esquille implantée dans les branches de ce nerf.

Bonnafont a enlevé à un blessé atfecté de névralgie sous-maxillaire consécutivement à une blessure de la face par un coup de feu, un fragment de balle de la grosseur d’un grain d’avoine qui avait pénétré dans le tissu osseux de la fosse canine et comprimait le nerf sous-orbitaire.

Kimball relate un cas d’épilepsie provoquée par le séjour d’une balle dans le bassin ; l’extraction fit cesser les accidents4.

Cette complication n’ajoute aucune donnée nouvelle à la symptomatologie et aux accidents des blessures des nerfs; elle ne comporte qu’une indication opératoire qu’il n’est malheureusement pas toujours facile de saisir : l’ablation du* corps étranger.

POURRITURE D’HOPITAL

La pourriture d’hôpital est une complication des plaies le plus souvent épidémique, parfois endémique, spécifique, éminemment destructive, contagieuse, primitivement locale, caractérisée par la formation d’exsudats membraneux, par le ramollissement gangreneux de la surface des plaies.

Cette complication peut envahir toutes les plaies, les plaies récentes, anciennes, celles qui sont presque complètement cicatrisées, les plus vastes surfaces traumatiquescommeles plus insignifiantes, quelle quesoitd’ailleurs la nature de l’arme qui les ait produites. La réunion rapide des plaies par instruments tranchants les rend moins susceptibles d’être contaminées. C’est une remarque que nombre d’auteurs avaient faite autrefois. Ils avaient observé également que celles qui sont très étendues en largeur y sont surtout prédisposées. On a aussi fait observer que les plaies d’armes à feu étaient surtout envahies lorsque les eschares qui les recouvrent viennent à tomber. Peut-être ne faut-il voir là qu’une simple coïncidence, la fin de la période d'incubation pouvant correspondre à la chute des eschares. Il

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