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oui’ prévenir un écoulement trop rapide et pour les plaies compliquées 'altérations osseuses, suivies ordinairement d’exfoliations.
Les raisons qu’il allègue pour blâmer l’usage des pansements fréquents e sont pas moins convaincantes : « 11 est certain, dit-il, que moins vous ansez une plaie, moins il s’y fait d’umeur excrémentielle, pourvu que la ivité ne soit pas remplie de charpie ni d’autre chose semblable; le retède a tout le temps de communiquer aux parties sa vertu où il est apliqué, de les fomenter et de les fortifier; le suc nourricier des parties occupe entièrement, à loisir, à réparer la substance perdue et à réunir ?-s fibres divisées. »
« La conduite, ajoute-t-il, que la nature tient dans la réunion des fractures, vus doit servir d’exemple : dans la guérison des plaies, le calus qu’elle engendre ■ -t capable de rejoindre et d’affermir les os rompus pourvu qu’elle ne soit pas démenée par des pansements fréquents ou par des agitations indifférentes.
« Pourquoi le suc qu’elle pousse d’elle-même et sans notre aide aux extrémités es parties molles qui ont été désunies, n’aurait-il pas la propriété de les répa-
Iet de les faire reprendre quand on ne vient point interrompre ou troubler cette ration naturelle?
i< Ne m’avouera-t-on pas que lorsque les petits linéaments fibreux se rengendrent s les plaies pour réunir les chairs divisées et qu’une liqueur nourricière se îmunique à la partie pour la rétablir, si alors, dis-je, on ébranle souvent cette tie par des pansements réitérés, si on y fouille avec Je doigt, avec la sonde, ou c une fausse tente, etc., on brise et on sépare tout ce que la nature avait comncé.
« J’avoue que je ne puis souffrir cette méthode si cruelle ; car tantôt ils y tount avec les doigts, tantôt avec le fer, et non contents de s’être éclaircis euxmes de la disposition de la partie, s’ils croient avoir trouvé quelque chose d’exordinaire, ils invitent les amis d’y venir pour en être témoins, et les garçons de ’emanier et de la dilater pendant que le pauvre blessé reste quelquefois une ire dans cette pitoyable posture et le plus souvent deux fois le jour 1 . »
En bon disciple d’Hippocrate, il craint le contact de l’air sur les plaies, •tout de l'air infecté des hôpitaux, qu’on ne peut éviter que par des nsements rares et exécutés rapidement.
« La vieille pratique que j’ai des hôpitaux m’a fait connaître, dit-il, que les lieux les malades ont fait quelque séjour conserve longtemps la mauvaise odeur qu’il r avait été communiquée par ces malades.
« On n’en peut accuser, ce me semble, que les atomes impurs qui se sont atla- ’a aux murailles et qui obligent ceux qui veulent ensuite habiter les mêmes ux, de les blanchir, de les couvrir de plâtre ou de chaux, pour se mettre à l’abri l’infection qu’on pourrait recevoir de ces ferments morbifiques.
« Les draps et les autres marchandises qui viennent de pays attaqués de contain, ne sont-ils pas passés sur le feu pour purifier et consumer les atomes pestiitiels qui peuvent s’y trouver engagéset qui auraient la force, sans ceLte précaun, de communiquer une peste universelle dans les lieux où ils sont apportés. Si ne ces atomes ont assez de ténacité, de consistance et de vertu fermentative pour Hacher sur un corps dur et uni comme l’est une muraille et y rester plusieurs >is sans perdre leur mauvaise odeur, et si leur disposition les porte à ronger et à tréfier, que ne feront-ils point dans les plaies découvertes où les fibres sont touirs humides, gluantes, délicates et sans soutien?
« La chair morte de quelque animal que ce soit, si elle est souvent maniée et