Paris
2. Il eut de nombres éditions en France et fut traduit en plusieurs langues. On peut encore consulter avec fruit ses Observations de chirurgie ( Paris, 1731, in-8, t. \ et ses Consultations de chirurgie (Pans, 1763).
H E N R I - F R A N (' 0 I S L Ii D R A X.
Nous no nous arrêterons pas à ses paragraphes sur les accidents pri- , litifs de nos plaios (engourdissement général, syncope, convulsions, etc.), ur les désordres et les complications locales (contusion des parties molles t des os, eschare, gonflement des parties, hémorrhagies, fractures, etc.).
, [ous nous contenterons de rappeler que dans les hémorrhagies, à l’enontre de la plupart des chirurgiens de son temps, qui s’adressaient à la | ompression indirecte ou directe aidée au besoin des hémostatiques, Le ♦ran préfère la ligature, se montrant ici disciple et admirateur de aré; s’il rejette les tentes et les sétons, il est grand partisan des incitons. Dans les fractures, il n’enlève que les esquilles détachées; dans les iblations des membres parles gros projectiles, il ampute au-dessus ou au ; iveau de l'articulation violentée, c’est encore là un précepte de Paré.
Il précise le siège habituel des corps étrangers vestimentaires dans les lessures simultanées des parties molles et des os, nous fournissant ici une ote originale. Ces fragments de vêtements répondent, d’après lui, au foyer
e la fracture, les esquilles s’étant opposées à leur progression.
Ses pansements sont plus simples que ceux de maint1’, de ses contemorains. Il se sert de charpie mollette, humectée de digestif simple, d’hypéicum ou du baume vert de Metz, produit préparé et exploité par un des membres de sa famille.
Avec Desport, il s’élève contre l'abus des spritueux dont il réserve emploi pour les plaies contuses, réminiscence de Paré. « Gardons-nous, it-il, de suivre aveuglément cette pratique qui est presque généralement eçue de panser toute plaie d’arme à feu au premier appareil avec la harpie imbibée d’eau-de-vie. »
Les saignées, les vomitifs, les purgatifs sont les adjuvants obligés de son raitement chirurgical.
Sous le nom de seconds accidents , il étudie la contusion, les troubles nerveux, les corps étrangers, l’érysipèle, l’infection purulente, la contusion sseuse qu'il conseille de traiter énergiquement, les hémorrhagies consélutives à propos desquelles il reproduit encore les préceptes de Paré; et dus celui de derniers accidents sont groupés l’atrophie du membre, les fis.
; îles, à côté de symptômes d’infection purulente (jaunisse, diarrhée), de insomnie, du délire, etc.
Nous arrivons à son chapitre des plaies des régions: c’est le plus étendu t le plus remarquable. Partisan du trépan, il veut qu’on l’emploie même j ans les simples dénudations osseuses; à propos des fractures de l’orbite, il arle des inflammations sympathiques des yeux; dans les fractures du | îaxillaire supérieur, il conseille le procédé de contention des fragments ar la ligature des dents ; dans les plaies du cou compliquées d’hémorrhagie, recommande la ligature et à son défaut la compression ; on doit lui savoir ré de son audace. Il décrit avec soin les complications des fractures de omoplate par coups de feu et insiste sur leur fâcheux pronostic ; pour le jaitement des plaies de poitrine, il renouvelle la pratique ancienne de empyème après l’arrêt probable de l’hémorrhagie et pour celui des plaies e l'abdomen, il préconise le moyen recommandé parDargeaf qui consistait retenir par un syndon l'intestin et l’épiploon. A propos des plaies de la 3ssie, il émet cette théorie, fort sujette à critique, que quand celle-ci est leine, ses plaies sont plus étroites et plus facilcmentcurables. Il conseille
DEI.OUMF..
LA CHIRURGIE MILITAIRE