‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 64 sur 460 · LECAT · texte numérisé non relu

LECAT

La guerre venait d’être portée en Allemagne et en Italie. Faisant acte de patriotisme, l’Académie de chirurgie avait proposé comme sujet de mémoire pour uu prix de 1736 la question suivante: Déterminer les caractères distinctifs des plaies faites par armes à feu et le traitement qui leur convient 3.

Légat, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, un des chirurgiens les plus érudits du dernier siècle, et déjà connu, en particulier, par un mémoire couronné sur les pansements et un autre sur l’emploi des dilatants,

\. Caqué, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Reims, associé de l’Académie royale de chirurgie, servit dans nos hôpitaux militaires de 1744 à 1747. C’est là, nous dit Louis dans son Éloge Académique , qu’il développa son habileté chirurgicale et qu’il recueillit les observations intéressantes auxquelles il dut plus tard le titre de correspondant de l’Académie. Au siège de Fribourg, il donna (Louis, op. c.) un exemple de dévouement digne d’être rappelé : Pendant huit jours et huit nuits il pansa sans relâche les blessés dans la tranchée. A la fin de chaque campagne que l’hiver interrompait, il revenait à Paris poursuivre avec ardeur ses études anatomiques et chirurgicales. Il quitta l’armée après la paix de Maestricht (1748).

2. Flurant, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Lyon, fut employé dans nos ambulances et nos hôpitaux en Italie et en Espagne, sous le règne de Louis XV. Ce Flurant était le fils d’un apothicaire major des armées de Louis XIV, lequel étant élève chez un apothicaire qui tenait boutique près de la maison habitée par Molière, devint l’ami du grand comédien et lui inspira plusieurs scènes du Malade imaginaire. (Voir Eloge de Flurant, par Louis, o. c.)

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