Edition Malg.'iigne, liv. X, page 22S
LA CHIRI'RGIK MILITAIRE FRANÇAISE AU \M MKCl.K.
do sa TW» comptait ÿtutwutfc campagnes do guerre; aucun autre dos chirurgiens militaires qui 1 ont précédé ou suivi n'a pu on complet autant !
N1c.01. vs taonmx était un médecin ordinaire de la ville d'Art as.
Avant de publier sa Chirurgie mil it mW' , il avait fait paraître la PmUfm de la Chirurgie de Jean de Yigo Paris. 1531, Lyon, 1537 . Ce détail explique peut-être pourquoi il est partisan de la brûlure et de la \onosito. La première moitié de son opuscule est seule consacrée à la chirurgie militaire, la seconde traite de la peste et de la dysenterie, maladies alors fréquemment observées aux armées : nous n avons à nous occuper que de la première.
L'œuvre de Goddin n'a sans doute pas la valeur de quelques-unes de celles de ses contemporains; c'est un tout petit manuel, mais il est d'abord conçu suivant un plan particulier qui devait plaire aux praticiens, nous en avons la preuve dans la translation du latin en français, langue du vulgaire chirurgien :1a partie théorique est séparée de la partie pratique; de plus, il est bien écrit et par un homme qui écrit pour son lecteur et qui a observe. En tin. aux yeux de ses contemporains et aux nôtres, il a un autre mérite : c'est de contenir quelques faits curieux et des pratiques originales.
l es c.v. ères de nos blessures, le pronostic partie théorique , le traitement partie pratique . constituent ses trois tètes de chapitres.
Pour lui nous le citons presque textuellement . les plaies d'armes à feu étant des solutions de continuité eontnses, brûlées et empoisonnées par la poudre, plus ou moins profondes, sujettes à des accidents primitifs et consécutifs hémorrhagies, fractures, spasmes, convulsions . il y a lieu de s'assurer : lv" si cette solution de continuité contient quelque corps étranger: de débarrasser par la suppuration les parois du trajet meur-
tries et brûlées: 3° de détruire les effets de la malignité de la poudre; 4* de s'opposer au séjour des liquides dans les profondeurs et les sinuosités de cette plaie et è° de combattre les accidents.
L'importance de la région atteinte parties nobles : tète, poitrine, etc., ou non nobles : parties charnu > . la profondeur de la plaie, les complications actuelles 011 probables, sont les éléments de son pronostic général auxquels il ajoute un symptôme singulier qui montre bien jusqu'à quel point il était préoccupé de son idée de la venosité des blessures par armes à feu :
Ceux qui succombent rendent souvent un ou deux jours avant la mort du sang par les narines, la bouche ou le fondement. Ce sang provient de la malignité de la poudre qui l'a infecté, corrompu. *
Telles sont les idées générales de sa />reu»»'èn? partie; passons à la
I. Ckirwrgit militait*, très utile à tous chirurgiens et à tous ceux qui veulent snvure un camp en temps de guerre : pareillement a tous autres en condition pestilentielle et d\ senterique. composée par Nicolas Oodwx. docteur en médecine eu la vilie d'Arras. Translatée du latiu eu françovs par M. J-veqcBS Blonoki., chirurgien de Lille, avec un recueil d'aucuns erreurs des chirurgiens vulgaires ad; ouste par le dit Goc. Un. 1 S, Anvers. t VS.