JOURNAL DK MEDECINE MILITAIRE
de Glmrmeil qui avait subi une perte considérable du cerveau, lut délivré, après guérison, d'une migraine violente à laquelle il était sujet depuis son bas Age, et qui le tourmentait deux ou trois fois par semaine 1 . Le soldat de Jacquksson eut une fracture des deux tables du crâne au niveau du sinus frontal, sans lésion de la dure-mère
Parmi les exemples de plaies de la face, signalons celui du chirurgienmajor Descdamps 3. 11 a trait encore A une ouverture du sinus frontal par un coup de sabre. Le blessé de Millien4, chirurgien-major de l’hôpital de Landau, présentait une plaie par coup de sabre étendue de l’oreille à la commissure des lèvres. Elle laissa une fistule du canal de Stenon que .Millien traita et guérit par le procédé de Deroy. Colombier nous parle d’un délabrement considérable de la face produit par un coup de feu dans une tentative de suicide. Enfin Morigues nous donne l’histoire curieuse d’un homme chez lequel une épée traversa le cou de part en part en pénétrant dans la bouche. L’arme perça la paroi postérieure du pharynx près du pilier droit du voile du palais et après avoir pénétré les muscles sans intéresser les vaisseaux, elle sortit au côté droit des vertèbres.
Parmi les relations de plaies de poitrine , nous trouvons quelques cas curieux. Bouillard et Descuamps, dont les noms nous sont déjà connus, nous rapportent deux observations intéressantes de perforation du sternum par coup de baïonnette.
Le premier blessé succomba le vingt-troisième jour à une péricardite suppurée. Le péricarde ne semblait pas avoir été intéressé; chez le second, le cœur avait été effleuré près de sa base 5. Dupont g, dans les plaies pénétrantes de poitrine , à la pratique des saignées massives, qui provoquaient des syncopes dangereuses, préfère les saignées répétées et modérées. Cette pratique avait son importance pour le temps où elle fut émise. Elle sera reprise au siècle suivant. Marigues 7 s’élève contre l’abus du cathétérisme dans les plaies de poitrine; Lombard, contre l’abus des saignées8, et TnoMASSiN s’étend sur les difficultés du diagnostic des épanchemements intra-thoraciques 9.
Hecquet, chirurgien-major de l’hôpital de Dunkerque, nous fournil l’observation d’une plaie considérable de la paroi du ventre par coup de sabre.
• Celle-ci s'étendait dans l’étendue de 9 pouces. Hecquet, après réduction de l'intestin et de l’épiploon, rapproche les lèvres de la plaie par un bandage unissant et guérit son blessé. Avec la plupart des chirurgiens de l’époque, et après Pibrac, il rejette les sutures qu'il accuse de déterminer des accidents graves10. Le chirurgien-major Tomas nous parle d’un coup d’épée qui, pénétrant dans la région ombilicale, traversa tout l’abdomen et blessa le rein droit sans intéresser l’intestin ll. Signalons encore les faits