o. c., t. III
ll.O. c., t. IV.
de blessures du ventre par armes blanches rapportés par Gaumiette et Charmeil 1 .
rour les blessures des membres nous avons à citer : les observations de Barilly2 portant sur des délabrements de la main déterminés par des éclatements d’armes à feu; sur une gouttière du fémur vers sa partie moyenne, « la balle ayant labouré le fémur dans sa partie antérieure etlaissé une rainure à cet os d’un quart de ligne de profondeur». Cette lésion osseuse se termina par guérison sans intervention. Rappelons l’observation du chirurgien-major Denis3 relative à une plaie par coup de sabre étendue du coude à l’index ; celle du chirurgien-major Gelée 1 qui, dans une plaie du genou par arme tranchante avec division de la rotule, réséqua la moitié inférieure de cet os et guérit son blessé. On peut critiquer l’opportunité de l’opération, mais non sa hardiesse. Citons encore les sections du tendon d’Achille par coup de sabre rapportés par Boeking3, observations curieuses encore aujourd’hui et qui pour l’époque étaient bien autrement intéressantes, car on considérait alors ces plaies comme des plus dangereuses et d’une guérison si difficile que J.-L. Petit, le premier chirurgien de son temps, n’avait pas dédaigné de s’occuper très longuement de leur traitement. Deschamps 6 rapporte un exemple de contusion du fémur par balle qui guérit. Il demande, à propos de ce cas, qu’on n’enlève les corps étrangers qu’autant qu’ils provoquent des accidents. Puis vient Massot 7, grand partisan des dilatations, ce qui ne l’empêche pas d’être très conservateur même dans les fractures par coup de feu les plus graves. Il donne, à l’appui de cette pratique déjà tant renouvelée, l’observation d’un blessé qu’il guérit d’une fracture de la tête humérale par les dilatations et l’extraction des esquilles. Charmeil, qui nous est déjà connu, combat la doctrine régnante d’après laquelle, dans les ablations des membres par gros projectiles, on prescrivait l’amputation au niveau ou au-dessus de l’article supérieur. Pour lui, « tant qu’il n’y a pas de fracture aux parties supérieures ou de dérangement à l’articulation », on peut faire la section du membre aux limites de l’attrition des parties molles8. Arrachart, correspondant de l’Académie, un nom qu’on retrouve quelquefois dans ces volumes, affirme, de son côté, des tendances conservatrices très accusées dans les fractures articulaires; Souville, chirurgien de l'hôpitaj de Lille, admet avec Ranby que les plaies déchirées produites par les explosions sont souvent accompagnées du tétanos. Ranby, comme lui, rattachait cette complication au trouble du fluide nerveux ; Dehorne, avec Quesnay et Lecat, en commentant l’observation de Souville, l’attribue au séjour de corps étrangers, esquilles ou autres, détachés par l’explosion et qui irritent les filets nerveux. L’explication toute moderne est à retenir.
Nous nous contenterons de rappeler les noms d’auteurs d’écrits qui nous
intéressent moins : de Maussion, de Maygrier, de Vigarous, chirurgienmajor de l’hôpital militaire de Montpellier, de Coze père et grand-père des professeurs de Strasbourg, de Laumonier professeur à 1’hôpital de Metz, de Poulet chirurgien-major distingué, de Tissot correspondant de l’Académie de chirurgie et de la Société royale de médecine, chirurgien-major du régiment de Septimanie, de Vimar correspondant de l’Académie, chirurgien-major à Rocroi, de Trécourt, de Rey de Strasbourg, correspondants de l’Académie dont nous avons déjà parlé, de Sorbier chirurgien-major des camps et armées, professeur à Montpellier, correspondant de l’Académie.
Nous sommes arrivé à la fin de notre étude sur les écrits de chirurgie de guerre du xvme siècle. Pour être complet, il ne nous reste plus qu’à signaler les ouvrages suivants dont les titres sont parfois reproduits dans nos anciens classiques. Ce sont d’abord des dissertations médicales faites par des médecins sans grande expérience pratique, celles de Raps1, Finckexau 2, Le Roy3, Olieii 4, Peaget 5, enfin la lettre adressée à Guattaxi par Audoin de Chaignebrun, sur la brûlure des plaies par les balles et la théorie électrique de l’action du boulet.