‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 106 sur 340 · Ciienu, 1870, p. 440. - c · texte numérisé non relu

Ciienu, 1870, p. 440. - c

BLESSURES DU GENOU

B a à se demander : 1° si la blessure est ou non pénétrante ; 2° si les os sont f atteints ; 3° si des corps étrangers sont restés dans la plaie.

t° Le diagnostic de la pénétration est en général facile. 11 sera basé sur j les signes objectifs et subjectifs généraux : l’impotence fonctionnelle, la b douleur, l’écoulement de synovie, les rapports de la plaie avec l’articulail don. On n’oubliera pas que parfois des blessés atteints de perforations des épiphyses tibiale ou fémorale ont pu marcher après l’accident, que la rj douleur peut être peu vive, que, pour des raisons que nous n’avons pas Il à rappeler, l'écoulement de synovie peut manquer ou que la blessure de j la bourse prérotulienne parfois donne lieu à un écoulement synovial abon- Iki dant qui prête à l’erreur :

lTn garde mobile fut frappé, au siège de Strasbourg, par un éclat d’obus qui Il produisit une plaie contuse de la face antérieure de la rotule et un gonflement assez | considérable de l’articulation qui firent croire tout d’abord à une plaie pénétrante || .du genou et à la nécessité de l’amputation de la cuisse. Un examen plus attentif | fit reconnaître que la bourse prérotulienne était seule ouverte et à l’amputation du jl membre on substitua l’incision cruciale de la poche4.

Le gonflement de l’articulation est un bon signe, mais il peut tarder à i , paraître dans les plaies synoviales simples. Un bien meilleur signe est U fourni par les rapports de la plaie ou des plaies avec l’article. Il est diffi- ! cile qu’une balle qui frappe les parties antéro-latérales du genou n’ouvre n pas la jointure. Mais comme la peau qui recouvre l’articulation change de | rapports suivant que le membre est dans l’extension ou la flexion, pour IL donner à ce signe toute sa valeur, il est nécessaire de placer autant que -possible le blessé dans la position qu’il occupait au moment du traumaij tisme. On peut encore se rendre compte du trajet de la balle en donnant au membre sain la position du membre blessé et en déterminant avec |t soin , de ce côté, les rapports que ce trajet affecte avec l’article. Les nojj lions anatomiques renseigneront le chirurgien sur la possibilité d'une plaie | capsulaire sous-rotulienne, d’une ouverture de la synoviale avec ou sans

Ïj| ésion osseuse, d’une plaie capsulaire et osseuse sans ouverture de la syno- I iale quand la balle pénètre latéralement au-dessus des culs-de-sac latéraux.

' V l'époque, très rapprochée de nous, où l’amputation immédiate était de ’ègle dans les cas de blessure articulaire, le cathétérisme explorateur j constituait un moyen de diagnostic dans les cas douteux. On s’explique rès bien l’importance légitime que prenait alors ce mode d’exploration,

: nalgré ses inconvénients. Dans les plaies péri-articulaires, il permettait l'éviter une opération aussi radicale et aussi meurtrière que l’amputation.

1 Aujourd'hui que les plaies pénétrantes ou non pénétrantes sont traitées 1 abord par le même mode de traitement, la conservation, l’exploration i est plus nécessaire. Il ne faut pas l’oublier, car si pratiquée avec les précautions antiseptiques, cette manœuvre n’est qu'inutile, faite sans précautions antiseptiques, elle est dangereuse.

2° La notion de la direction du projectile, rapprochée des données anau omo-pathologiques que nous avons indiquées, permettra de déterminer,

! ion seulement si les os sont atteints, mais de préciser la portion osseuse

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