‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 125 sur 340 · Marjolin, Dictionnaire en 30 volumes., t. XXIX, p · texte numérisé non relu

Marjolin, Dictionnaire en 30 volumes., t. XXIX, p

quents et graves des blessures du cuir chevelu. C’est du cinquième au huitième jour que ces complications se montraient, tantôt limités au voisinage de la plaie, plus rarement diffus. Dans ce dernier cas, la suppuration s’étendait parfois à tout le cuir chevelu. C’est alors qn’on observait la mortification du tissu cellulaire, la dénudation et la nécrose des os el des méningo-encéphalites '. Le chirurgien est presque toujours maître, aujourd’hui, de prévenir ces accidents, en rasant le cuir chevelu au pourtour de la plaie, en la débarrassant ainsi des cheveux qui, rabattus sur elle par le pansement, l’infectent, l’irritent ou retiennent ses sécrétions, en enlevant avec soin le sable, la terre, qui la souillent, les débris de cheveux qui ont pu pénétrer dans son trajet, enfin en la recouvrant d’un pansement antiseptique occlusif.

Accidents nerveux. — La section ou la déchirure de filets nerveux peut donner lieu à des douleurs vives que les calmants et, au besoin, la section des nerfs feraientdisparaître. Letétânos est une complication exceptionnelle et il est probable que souvent il a été confondu avec des convulsions généralisées dues à l’irritation de la dure-mère par des esquilles.

Pronostic. — Les plaies du cuir chevelu avaient donné, en Crimée, 10 p. 100 morts, en Italie, 6 p. 100, pendant la guerre d’Amérique, 29 p. 100. Leur pronostic est aujourd’hui des plus hénins.

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