Mattiiew, o. c., p
BLESSURES DU CRANE ET DU CERVEAU
Gi'oss a cité une observation analogue. Chez un blessé de Thomson la balle, qui avait traversé le pariétal, fut trouvée contre la tente du cervelet. Il guérit.
Nous n’insisterons pas davantage sur cette complication du séjour des corps étrangers que nous étudierons plus loin. L’existence d’une dépression circulaire qu’on voit ou qu’on sent à travers les téguments et qui répond à la pénétration crânienne, l’écoulement de liquide céphalo-rachidien, l’issue de substance cérébrale feront reconnaître ces perforations. Les fissures, qui rarement les compliquent en raison de la faible vitesse du projectile qui les a produites, seraient décelées par le siège, l’étendue de douleurs réveillées, par la pression, le long de la fissure, par le soulèvement du péricrâne ju’un épanchement plus ou moins circonscrit a séparé, par l’issue de liquide jéphalo-rachidien à travers des orifices naturels (oreille, nez), par les lésions les nerfs de la base, etc. Les données de physiologie cérébrale, les symptômes le déficit que la pathologie interne nous fournit, renseigneront parfois le chirurgien sur le trajet parcouru parle projectile et sur son siège présumé. LL’observation de Baudens que nous venons de citer en fournirait au besoin a preuve. Mais les phénomènes de commotion, les troubles concomitants iés à l’irritation méningée ou encéphalique, masqueront le plus souvent i es signes de la lésion directe du cerveau.
Ces blessures comportent un pronostic assez sombre, bien que les l ésions du cerveau soient peu étendues au delà des parties directement ouchées par la balle. C'est, en partie, la présence des corps étrangers qui :ontribue à rendre ces lésions graves, aussi parlerons-nous de l’indication )rincipale du traitement de ces perforations à propos de ces derniers.
Perforations doubles ou de part en part. — Les perforations du Ir.râne et du cerveau de part en part, les plus communes des lésions cranio- [ évébmles produites parles projectiles actuels, sont, dans l’immense majorité l ies cas, suivies d’accidents immédiats d’une telle gravité que les blessés t uccombent sur-le-champ ou au bout de quelques instants. Quelques-uns \. ependant échappent à ces accidents si graves et viennent à l’observation ji ans les ambulances et les hôpitaux, pour un temps plus ou moins long. Idertains même finissent par guérir. Des lésions limitées, comme celles que i»eut produire un projectile animé d’une vitesse relativement faible, l’abrence de corps étranger logé dans la cavité crânienne, la distance qui [•■épare la lésion de la base du cerveau (Stromeyer), l’antisepsie des plaies I t d’autres causes encore mal déterminées, rendent compte de la survie J -lus ou moins longue, ou de la guérison de ces blessés.
« On cite bien des exemples de sujets qui ont survécu après avoir eu le cerveau traversé d’outre en outre par une balle. » Cette assertion de I Iarjolin 1 est inexacte, car les relations de semblables blessures sontexcep- | ionnelles dans les comptes rendus des guerres antérieures à la guerre de I écession, et, dans l'histoire médico-chirurgicale de la guerre d’Amérique, J i riche de faits, les cas sont encore relativement rares.
Des 54 blessés dont les observations ont été consignées par Otis, la Moitié a succombé dans les premières quarante-huit heures; la plupart ■ es autres a succombé avant le quinzième jour. Enfin douze ont été pen-