‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 134 sur 340 · LA TÊTE PAR · texte numérisé non relu

LA TÊTE PAR

ARMES DE GUERRE

dantes, clans les perforations bi-occipilales , on relève des troubles de la vue, sans hémianesthésie, etc.

Perforations antéro-postérieures , — Il serait difficile de préciser aujourd’hui, en se hasantsur les observations publiées, les symptômes présentés par les blessés chez lesquels des balles ont perforé le crâne d’avant en arrière ou d’arrière en avant de l’occiput au front, ou vice versa , dans le plan médian. La physiologie, a défaut d observation, pourrait nous fournir quelques données sur les symptômes observés dans ces cas.

Nous croyons devoir citer les observations suivantes de perforation fronto-occipitale et occipito-frontale, tout en regrettant qu’elles soient à tel point écourtées qu’elles ne puissent nous renseigner que sur la possibilité d'une semblable lésion.

Un soldat américain est frappé par une balle qui pénètre au milieu du front et ressort au point de réunion de la ligné courbe inférieure de l’occipital et de la crête médiane dumèrne os. Ce blessé vécut Lrois jours.Il indiquait d’abord par ses gestes qu’il reconnaissait ses amis; il était incapable de parler, mais il pouvait manger et boire sans difficulté. Le second jour, il fut pris de spasmes des membres inférieurs et supérieurs reparaissant toutes les heures ou toutes les deux heures, et assez violents pour qu’on se crût dans la nécessité de le lier, dans la crainte qu’il ne blessât les amputés couchés, à côté de lui, sur le plancher de l’ambulance. Dans la matinée du troisième jour, il proférait des cris, s’agitait, tout en conservant par moments assez d’intelligence pour reconnaître ses amis, prendre delà nourriture et satisfaire à ses besoins naturels. Le soir du troisième jour, il succomba dans le coma. L’autopsie ne fut pas faite *.

Chez un blessé dont nous parle Chenu, la balle avait pénétré la partie supérieure d’une orbite et était ressortie àla région occipitale correspondante. Cet homme vécut dix-huit jours sans présenter de symptômes en rapport avec Ja gravité delà lésion que l’autopsie a confirmée. On constata un foyer purulent de la [base du crâne2.

Chez un blessé américain, une balle pénétra l’occiput et ressortit après un trajet direct au niveau de l’œil droit. Ce blessé guérit et le registre des pensionnés n’accuse, comme symptôme consécutif saillant, qu’une paralysie des extrémités inférieures et une vision imparfaite 3.

Un blessé de Cn. Bell guérit comme le blessé américain dont nous venons de résumer l’observation. Il avait reçu à Waterloo une balle qui avait traversé le frontal, le cerveau, et qui fut extraite à la partie postérieure de la tète le dix-septième jour. Il resta trois jours sur le champ de bataille et guérit, en deux mois, sans présenter de symptômes fâcheux.

Perforations obliques. — La balle, après avoir frappé le front , ressort obliquement dans la région temporale ou temporo-pariétale et vice versa.

On trouve dans les Comptes rendus de la guerre d’Amérique un certain nombre d’observations de blessés présentant ces perforations. Ces blessés ont été suivis dans les ambulances et certains ont guéri. L'aphasie et les troubles de la motilité sont, comme il était facile de le prévoir d’avance, les symptômes marquants des perforations fronto-pariétales. Ces symptômes manquent plus souvent dans les perforations fronto-temporales.

Citons à l’appui de ce qui précède les faits suivants:

Un soldat américain est atleint par une balle qui perfore le frontal à son centre

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