Italie, o. c., t. II, p
3. 0. c., p. 209. On pourrait encore joindre à ces remarquables observations celle du colonel Deligny citée par Bertiierand. La balle avait traversé le cerveau, de l'occiput (côté droit) à l’apophyse orbitaire gauche. Ce blessé guérit.
BLESSURES DU CRANE ET DU CERVEAU
et ressort à travers la portion squameuse du temporal gauche et l’angle antéroinférieur du pariétal. De la matière cérébrale sort des deux blessures. Commotion cérébrale grave, insensibilité, hémiplégie complète du côté droit. Le blessé succombe quelques jours après la blessure et, à l’autopsie, on trouve un large coagulum étendu sur la surface du cerveau et de la moelle, qui rend compte des accidents graves de commotion présentés par ce soldat1.
Chez un autre blessé, une balle pénétra la partie moyenne du frontal et ressortit au milieu du temporal gauche. Commotion cérébrale grave, coma. L’observation, des plus incomplètes, parle cependant d’aphonie. Cet homme lut d’abord obligé de s’exprimer parsignes; au bout de quelques jours il lui restait de la difficulté dans la prononciation. Il succomba quatorze jours après l’accident2.
Dans une observation de Sthomkyer, les troubles moteurs manquaient, en raison de la déclivité de la plaie.
Citons encore ces exemples :
Le nommé Treilt reçut à Frœsckwiller une balle qui entra dans l’orbite gauche en crevant l’œil et sortit à la partie antérieure de l’oreille droite. Ce blessé guérit, et fut retraité en présentant, comme troubles consécutifs, une perte de la vision de l’œil gauche, un affaiblissement de la vision à droite, la perte de l’olfaction et de l’audition à droite. Il présentait de plus des mouvements convulsifs de la face3.
Un soldat hanovrien reçut une balle qui traversa la tempe gauche, le cerveau, le frontal à sa jonction avec la grande aile du sphénoïde, brisa dans son parcours la lame criblée de l’ethmoïde, la petite aile du sphénoïde et ressortit par l’orbite droit. Par l’orifice d’entrée s’écoulait de la matière cérébrale, et par celui de sortie se présentait la glande lacrymale. Le blessé était aveugle et sourd, mais il pouvait remuer tous ses membres. Stupeur, cris, jour et nuit, pendant près de deux mois. La mort survint au bout de deux mois, malgré la guérison des plaies, par suite d’une inflammation suppurative du cerveau.
Plus heureux fut le spahi dont parle Fleschutt. Son crâne avait été traversé du sourcil droit à la partie antérieure de l’oreille gauche. Le lobe antérieur fut perforé. Ce blessé, après avoir présenté des symptômes graves de commotion, des troubles de la parole, guérit en accusant une diminution notable de la mémoire.
Les violences subies par les nerfs de l’étage antérieur, olfactif, optiques, oculo-moteur, pathétique, auditif, mais surtout par les premiers, doivent, dans ces traumatismes, se révéler par des symptômes bien marqués qui jusqu’ici n'ont pas fixé l’attention. Suivant que le projectile a pénétré la moitié du frontal opposée à la tempe par laquelle il est ressorti ou suivant qu’il a pénétré la moitié du front correspondante, les troubles sont accusés d’un côté seulement ou des deux côtés à la fois.
Des fissures irradiées vers la base peuvent donner lieu à des ecchymoses palpébrales, des épistaxis, un écoulement de sang par la bouche ou l’oreille, et consécutivement à un écoulement de pus comme dans le cas du soldat Plumly qui, au dire du chirurgien militaire américain Pott, rendait, trois ans après l’accident, du pus par les narines et la bouche, en si grande quantité, qu’il était obligé de se lever et de nettoyer sa gorge pendant la nuit. Il avait été frappé par une balle conique qui était entrée au niveau de l’angle interne de l’œil gauche et était ressortie à travers l’oreille droite.
Les coups de feu obliques occipito-lemporaux ou occipito-temporo-parié -