III. DES GOUTTIERES
Les gouttières des diaphyses sont à peine mentionnées par les auteurs, encore leurs descriptions visent-elles les gouttières des crêtes où celles du tissu diaphyso-épiphysaire. Nos expériences cadavériques nous ont démontré au contraire que les gouttières de la portion dure des diaphyses constituaient une lésion osseuse très fréquente. Par ordre de fréquence, elles viennent après les perforations.
On doitentendre pargouttières des diaphyses, des sillons plus ou moins profonds dans lesquels on peut loger le quart, la moitié et jusqu’aux trois quarts de la circonférence du projectile. Ces sillons n’intéressent jamais qu’une faible étendue du diamètre transversal de l’os.
Nous décrirons successivement : 1° les gouttières des crêtes et des bords osseux et 2° celles des autres points de la circonférence des diaphyses, ces deux groupes présentant quelques différences anatomo-pathologiques et cliniques.
Fig. 31.
Fio. 32.
Fig. 31. Échancrure simple du bord externe de 4 humérus produite par une hallo de fusil Gras. On ne trouve sur la pièce aucune trace de fêlure. (Pièco de notre collection du Val-dc-Grâce.) — Fig. 32. Échancrure du bord externe do l'humérus produite par une halle de fusil Lebel. h racture transversale régulière sans traco de fêlure. (Pièce do notre collection du Val-de-Grflce.)