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Anel, Cas rares in Dictionnaire en GO volumes, p

BLESSURES DU CRANE ET DE L’ENCÉPHALE

avait perforé le frontal. Pendant les quatre mois que vécut le blessé, il avait joui d’une excellente santé1.

Un b lessé de Williamson vécut quinze mois avec une balle logée dans un ventricule latéral2.

Un soldat dont parle Gdthrie, qui succomba onze mois après sa blessure, avait une balle sur le corps calleux3.

G a ma a trouvé, à l’autopsie d’un blessé qui vécut quelque temps, un projectile arrêté contre la valvule de Wienssens sur le plancher du quatrième ventricule4.

En général, commeTont fait remarquer Quesnay et Weiss, les balles tolérées sont logées dans les lobes frontaux.

Dans la majorité des cas, le blessé succombe assez rapidement, dans les premiers septénaires, à une méningo-encéphalite diffuse, suppurée. D’autres fois, l’encéphale est plus lent à réagir contre le corps étranger; une sorte de tolérance temporaire s’établit. Un abcès cérébral se forme lentement, insidieusement, sans se révéler par des symptômes fâcheux capables de troubler la quiétude du blessé et du chirurgien, puis, quelques mois, quelques années après le traumatisme, sous l’influence d'une cause occasionnelle de minime importance, d’un écart de régime, d’une insolation, d’une émotion, d’une excitation génésique ou d’un léger traumatisme qui congestionnent le cerveau ou déplacent le corps étranger, des accidents aigus se déclarent et enlèvent le blessé. Et quand celui-ci survit plus longtemps, il accuse une céphalée plus ou moins persistante, des vertiges; il présente des accidents épileptiformes, des troubles divers de l’intelligence, etc. Un des plus beaux exemples de tolérance relative nous est fourni par un blessé de Duméril.5, or, cet homme, qui vécut quinze ans avec une balle dans le cerveau, se plaignait, au moindre effort, de douleurs de tête extrêmement violentes.

Très exceptionnels sont les cas dans lesquels la tolérance est assez complète pour ne pas compromettre les jours du blessé, comme c’était le cas chez un homme observé par IIartman qui vécut jusqu’à cent neuf ans avec une balle dans le cerveau. Quand la tolérance est relative ou absolue, la balle s’entoure d’un kyste à paroi fibreuse, ténue, appliquée exactement sur le projectile ou renfermant une certaine quantité de liquide.

Les chirurgiens ne s’accordent pas sur la conduite à tenir dans les plaies du cerveau compliquées de corps étrangers. Tandis que les uns conseillent, avec Quesnay, Bagieu, Percy, Baudens, Sedillot, de procéder, dans tous les cas, à leur recherche puis à leur extraction des chirurgiens, non moins autorisés proposent de s’abstenir, d’autres enfin, de limiter les recherches. Aux partisans de l’abstention on peut reprocher de laisser en place des corps plus ou moins irritants qui déterminent, le plus souvent, des accidents d’encéphalite aigus ou chroniques, et ces reproches sont d’ordinaire fondés. On peut accuser les partisans de l’intervention systématique de s’exposer à faire une opération inutile et dangereuse, de créer de nouveaux désordres sans arriver toujours à atteindre le but. Quand (et

b SciiMücKF.R, Vermischte cliir. Schv. b. I, p. 277.

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